Publié le 10/04/2026 22:57
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Le barbecue s’impose comme un véritable phénomène de société en France. Entre convivialité, cuisine en plein air et montée en gamme des équipements, il séduit de plus en plus d’adeptes. Des jardins aux salons spécialisés, cet objet du quotidien devient aussi un produit tendance et design.
Ce texte correspond à une partie de la transcription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Il doit y avoir quelque chose d’enivrant à passer ses journées dans la fumée de barbecue. Près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), Julien Reynaud en fait une centaine par an. Dans le jardin, c’est tellement mieux. « C’est surtout le plaisir d’être avec les gens à table, les gens viennent. C’est tout de suite plus convivial que d’être autour d’une plaque de cuisson », confie le passionné. Pour nourrir cette passion dévorante, il n’a pas un, pas deux, mais cinq appareils. Et d’abord un braséro, il détaille : « On peut mettre soit une grille dessus, soit des planchas. Celui-là, c’était le premier, donc on prépare les cuissons classiques, les cuissons longues, le fumage à chaud ou à froid. Celui-là, si on veut faire du fumage à chaud très long, le gaz, si je veux utiliser la plancha, c’est aussi un autre type de cuisson. » Et enfin, le petit dernier. « Un barbecue de randonnée, puisqu’il est entièrement démontable. Même en déplacement, on a un petit barbecue à point. »
Globalement, tout cela lui a coûté 1 700 euros. Parmi les ingrédients d’un bon barbecue, il faut quelques amis. Et deux, trois idées au-delà des saucisses merguez, par exemple des toasts aux œufs de caille. Ou des poireaux à l’étouffée. Et bien sûr, la viande qui chante et qu’il faut surveiller. Julien Reynaud souligne : « On est toujours à voir comment il est en termes de tendreté. Et c’est là qu’on va voir le niveau de cuisson. Mais surtout, on voit s’il commence à cuire quand il se détache tout seul. »
Toujours solitaire, le grillardin attend son heure de gloire pour démontrer qu’un barbecue peut être gastronomique, pour le plus grand bonheur de ceux qui dégustent : « C’est délicieux. C’est élaboré. C’est très fin », partage une des convives. Ces recettes, il les partage sur les réseaux et il aimerait bien s’acheter encore plus de matériel.
Chaque année, les Français achètent 1 900 000 appareils, objets de convoitise au salon du barbecue où les prix font monter la température. Un visiteur raconte : « Ça fait rêver, parce que c’est un budget. » Julien Reynaud a fait le déplacement depuis Berne et se laisse à rêver devant un modèle à plus de 5 000 euros, inabordable : « Là, en fait, on est sur la Rolls du barbecue au gaz. Heureusement que madame n’est pas là », ironise-t-il. Mais un autre, à 500 euros, il est pour lui. C’est un fumoir pour les cuissons très lentes. « Je vais craquer parce que là, on peut faire vraiment beaucoup plus de quantité de viande, de saumon fumé. C’est quelque chose qui va servir toute l’année », explique le passionné.
Parmi les tendances actuelles, le braséro, parmi eux, l’un coûte 1 350 euros et il a tapé dans l’œil d’un informaticien qui souligne : « C’est aussi un objet, je trouve, design, qui fait beau et qui dure dans le temps. »
Encore plus design, le kamado japonais, sorte d’œuf en céramique, 4 000 euros maximum, mais on peut se contenter de moins. « Je pense qu’aux alentours de 2 000 euros, c’est raisonnable. Pour notre utilité en tout cas », estime un visiteur.
En France, le prix moyen d’un barbecue est de 123 euros. Libre à vous ensuite d’assaisonner passionnément vos repas de printemps.
Source:
www.franceinfo.fr




