Les candidats ne se bousculaient pas, jusqu’à présent, pour transformer les centaines de milliers de mètres carrés de bureaux vides, tout autour de Paris, en logements, ce bien que familles, étudiants, parents solos, ménages modestes cherchent pourtant désespérément. Trop technique, des textes réglementaires qui les en empêchent, une opération pas assez rentable… Toutes les raisons, parfois réelles, étaient avancées par les propriétaires et les investisseurs, pour justifier le statu quo. La plupart des élus ne se précipitaient pas non plus pour enclencher le mouvement : un immeuble tertiaire, même vacant, rapporte encore à la collectivité, quand la construction d’écoles et de gymnases, indissociablement liés à l’accueil de nouveaux habitants, grève plutôt les budgets.
Il a fallu un concours – un appel à manifestation d’intérêt (AMI) – lancé au printemps 2025 par la préfecture de région Ile-de-France et les services de l’Etat avec, il est vrai, de l’argent à la clé et la promesse d’un appui à l’obtention des permis, pour que 101 opérations sortent subitement du bois. Soixante et une d’entre elles, majoritairement en petite couronne – même si les huit départements franciliens sont représentés – ont été retenues, sur des critères de faisabilité, parce que la transformation plutôt que la démolition y était privilégiée, ou parce qu’à proximité d’une gare du Grand Paris Express.
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Source:
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