La campagne de vaccination des vaches contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a commencé ces derniers jours en Savoie, en Haute-Savoie, dans l’Isère et dans l’Ain, où la maladie était apparue pour la première fois en France, en juin 2025.
« L’objectif est de maintenir la couverture vaccinale de l’ensemble des bovins présents dans les ex-zones réglementées durant l’été et toute la période d’activité vectorielle [des mouches transmettant la maladie], afin de limiter le risque de résurgence de la maladie », a indiqué le ministère de l’agriculture, jeudi 9 avril, dans un communiqué. Le but est de vacciner les animaux avant leur montée dans les alpages.
Les animaux vaccinés l’été dernier dans ces zones d’Auvergne-Rhône-Alpes et de Bourgogne-Franche-Comté sont encore techniquement immunisés, mais les éleveurs et le gouvernement redoutent un retour de la maladie qui entraîne l’abattage total des troupeaux infectés et a relancé des manifestations massives d’agriculteurs cet hiver.
Le ministère évoque une immunité de quinze mois après la vaccination, mais avait précédemment évoqué, comme plusieurs scientifiques, une période pouvant aller de douze à dix-huit mois.
« Cordon sanitaire »
Des conclusions intermédiaires des scientifiques du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) sur un possible abattage sélectif en cas d’immunité collective sont attendues en avril, avant un rapport complet, fin juin. C’est l’abattage total des troupeaux, contesté par deux syndicats, qui a ravivé la colère des agriculteurs, fin novembre.
Aucun nouveau foyer de la maladie n’a été détecté en France depuis le 2 janvier, ce qui a entraîné la levée de la quasi-totalité des restrictions de mouvement d’animaux et d’exportations. Au total, 117 foyers ont été recensés entre juin et janvier, avec plus de 3 300 animaux abattus et environ 2 millions vaccinés.
La campagne de rappel de vaccination durera jusqu’à la fin de l’année puisque le Sud-Ouest a été vacciné à partir d’octobre en 2025, ce qui garantit normalement une immunité jusqu’à la redescente des pâturages d’été (en montagne), l’automne prochain.
Elle ne concerne que les zones réglementées, c’est-à-dire autour des foyers de la maladie détectés, et pas les zones vaccinées en prévention dans le Sud-Ouest pour établir un « cordon sanitaire ». Une décision sur une éventuelle vaccination dans ce « cordon » sera prise lors du prochain parlement du sanitaire, qui réunit tous les acteurs au ministère.
Source:
www.lemonde.fr




