La procédure concernant « la prétendue découverte d’un produit stupéfiant » dans les affaires de Rima Hassan, lors de sa garde à vue jeudi 2 avril, a été classée « sans suite », a annoncé, jeudi 9 avril, Vincent Brengarth, l’avocat de l’eurodéputée « insoumise ».
Cette décision « vient mettre un terme définitif à la diffusion, depuis plusieurs jours, de fausses informations portant gravement atteinte à la réputation de Rima Hassan, ainsi qu’à la formation politique à laquelle elle appartient », souligne-t-il. Vincent Brengarth rappelle que Rima Hassan « a toujours été catégorique sur le fait qu’il s’agissait d’un achat à usage médical parfaitement légal, attesté par un ticket de caisse dans une boutique de CBD à Bruxelles dont elle a immédiatement donné les coordonnées ».
« Je ne vais pas me contenter de rétablir la vérité », a posté, sur le réseau social X Rima Hassan, selon qui des « plaintes sont à l’étude concernant les médias et personnalités ayant diffusé ces fausses informations ».
Le 2 avril, Rima Hassan avait été convoquée et placée en garde à vue, ce dont la presse s’était fait l’écho. A l’issue de cette garde à vue, le parquet avait annoncé qu’elle serait jugée pour apologie du terrorisme, pour l’un de ses posts sur X.
« Fuites nombreuses »
La presse avait évoqué, de source proche du dossier, la découverte de « quelques grammes » d’une drogue de synthèse dans le sac de l’élue de 33 ans.
Mais cette information n’a pas été corroborée par le parquet à l’issue de sa garde à vue, le ministère public affirmant plutôt qu’il fallait attendre les résultats « d’analyses complémentaires » du produit pour se prononcer.
Les « fuites nombreuses observées dans la presse apparaissent dès lors d’autant plus indignes et lourdes de conséquences », pointe l’avocat de l’eurodéputée. A ses yeux, « il ne s’agit pas d’un simple classement sans suite, mais d’une situation d’une extraordinaire gravité ». La « divulgation de fausses informations dans le cadre de la procédure vient en effet confirmer l’existence de procédés déloyaux et illégaux, en fait des manipulations, visant délibérément à nuire à Rima Hassan : les autorités doivent en tirer toutes les conséquences », insiste Vincent Brengarth.
Source:
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