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Quand les prix des carburants vont-ils baisser à la pompe ?

Les cours du pétrole ont baissé de plus de 15% après l’annonce, mercredi, d’un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran et la réouverture du détroit d’Ormuz. Pourtant les stations-service affichent toujours les mêmes prix élevés. Pourquoi un tel délai ?


Publié le 09/04/2026 10:04

Temps de lecture : 3min

Les prix sont à suivre sur le site prix-carburants.gouv.fr. Photo d’illustration, prise le 2 avril 2026. (JULIEN DE ROSA / AFP)

Bien que la trêve dans le conflit iranien a fait baisser les cours mondiaux du pétrole, repassé dès mercredi 8 avril sous la barre symbolique des 100 dollars le baril, les stations-service doivent d’abord écouler les carburants qu’elles ont achetés. Les stations essence ne vendent pas à perte. Le gazole acheté 2,30 euros le litre ne sera pas vendu à 2,20 euros, même si le cours du baril de Brent a baissé entre-temps.

Il faut donc attendre que les cuves se vident pour être remplies de nouveau, avec des livraisons achetées moins cher. Cela dépend des stations et du volume de leurs stocks. Pour celles ayant beaucoup de passage, ça peut aller très vite, en un ou deux jours, quand pour les autres ce sera plutôt trois ou quatre jours. Mais pour que la baisse se répercute vraiment à la pompe, il faut que la chute du prix du baril se maintienne quelques jours. Si les prix continuent à faire le yoyo sur les marchés, ça ne bougera pas beaucoup à la pompe.

Sur les marchés mondiaux, le baril est à 97 dollars, jeudi 9 avril. Selon les professionnels, un baril qui redescend autour de 90- 95 dollars pendant plusieurs jours devrait réduire le prix du litre de 5 à 10 centimes. Mais il ne faut pas espérer retrouver les prix à la pompe de février, quand le baril s’échangeait entre 60 et 65 dollars le baril. Le delta est encore de presque 40 dollars aujourd’hui, ce n’est pas rien.

Or, comme il ne s’agit pour le moment que d’un cessez-le-feu de 15 jours, la situation géopolitique reste instable. Il faudrait que le cours du baril se stabilise durablement. De plus, des capacités de production ont été détruites au Moyen-Orient, et il va falloir des mois, voire des années, pour les reconstruire.

Le gouvernement n’a aucun pouvoir sur les prix des marchés, il ne peut que décider du niveau des taxes et de la TVA. Pour le reste, on est dans une économie ouverte, où le tarif du baril se décide sur un marché mondial non fermé. Et en ce moment, il y a beaucoup plus de demandes que d’offres. Tous les pays d’Asie, bien plus dépendants que nous du détroit d’Ormuz, cherchent à acheter du carburant.

Cependant, le gouvernement va contrôler les prix dans les stations, comme il l’a fait au début du conflit, pour vérifier qu’il n’y a pas de profiteurs de guerre. Les contrôles ont montré qu’il n’y avait pas beaucoup d’abus, d’ailleurs. À peine 6% des distributeurs ont été sanctionnés.

En même temps, les professionnels des stations-service expliquent qu’ils n’ont pas intérêt à garder des prix élevés, bien au contraire, car les clients se renseignent et vont au plus offrant. Certaines stations ont ainsi enregistré des chutes de fréquentation de 30% à 40%, car les automobilistes sont d’ailleurs allés massivement chez Total qui a plafonné ses prix.


Source:

www.franceinfo.fr

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