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"Ça devient une nécessité de penser tous les déplacements" : avec la hausse des prix à la pompe, le piège du diesel


Publié le 06/04/2026 20:31



Mis à jour le 06/04/2026 22:30

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Alors que les prix à la pompe ont battu des records, lundi 6 avril, des Français renoncent à certains trajets du quotidien. D’autres tentent de trouver des solutions pour minimiser les dépenses.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Dans le bassin minier, dans le Nord, difficile de se déplacer sans voiture. Depuis des années, comme ailleurs en France, nombreux sont ceux à rouler au diesel, à l’image d’une famille et de ses cinq enfants. Avec la hausse des prix du carburant, le moindre trajet est devenu compliqué. Une sortie à une vingtaine de kilomètres de chez eux pour aller au tournoi de foot de leur fille est une exception.

Dans les sacs, un pique-nique fait maison pour ne pas dépenser plus. Elle est mère au foyer. Il travaille pour un distributeur de pièces automobiles. Leur quotidien est au centime près. « On ne met pas d’argent de côté. Avant, on vivait, maintenant on survit », déplore Geoffrey Declercq, conducteur d’une voiture diesel. « Un coup de pouce, c’est toujours bienvenu. Mais si c’est pour endetter encore la France et que nos enfants doivent le payer plus tard, c’est compliqué », poursuit-il.

Les prix flambent dans les stations dans une France, où 48% des automobilistes roulent au diesel. Dans les zones rurales, mal desservies en transports en commun, il faut aujourd’hui faire des concessions pour ne pas finir dans le rouge. Élise, 14 ans, pratique l’équitation. Pour rentabiliser le trajet, son père a décidé de changer de salle de sport.

Il s’entraîne maintenant à côté du centre équestre. « Un aller-retour de deux kilomètres, ce n’est pas énorme. Le souci, c’est que maintenant, c’est un diesel. Ça devient une nécessité maintenant de penser tous les déplacements », constate Ludovic Courtois. Des trajets mutualisés qui permettent de limiter leur consommation de carburant.

Mais pour réaliser de plus grandes économies, ils ont pris une décision radicale : changer de véhicule. Vingt ans qu’ils roulaient au diesel, ils veulent se tourner vers un modèle hybride. « À une époque, c’était rentable. Quand on payait 1,30, 1,40 euro le litre, ça allait. Quand on faisait beaucoup de route aussi, donc c’était vraiment le bon compromis », assure Ludovic Courtois. « Le prix du gazole plus les deux vidanges par an qu’on doit faire, font que ce n’est plus du tout rentable pour nous », précise Laetitia Courtois. Un investissement onéreux qu’ils espèrent rentabiliser sur les dix prochaines années.


Source:

www.franceinfo.fr

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