Difficile de distinguer une tête d’affiche dans la nouvelle saison du Palais de Tokyo, « Normes Corps », qui a ouvert ce jeudi 2 avril. Avec les artistes français Pauline Curnier Jardin et Benoît Piéron et les Britanniques Jesse Darling et Cathy de Monchaux, elle rassemble un bouquet d’artistes qui ont en commun de porter une attention particulière aux vulnérabilités des corps et de la santé mentale.
Guillaume Désanges, le président de l’institution et instigateur de cette proposition, évoque à propos de leurs démarches « la puissance subversive » de la fragilité dans une époque qui valorise « la performance, la vitesse, l’autonomie, la productivité ou le dépassement de soi », en revendiquant en contre-pied « la différence, la dysfonction ou l’interdépendance ».
Avec à la clé l’esquisse d’une esthétique « qui élargit les cadres de la représentation et échappe aux carcans de la beauté ou du goût ». Et, en regard, une institution qui se veut aussi accessible qu’inclusive – avec des rampes d’accès intégrées à toutes les marches des espaces d’exposition ou des écrans en langue des signes.
Il vous reste 83.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr




