« On n’arrive plus à bosser. Les agents sont en état de sidération totale. » Au MuCEM, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée posé à l’entrée du port de Marseille, la tempête déclenchée par la double enquête visant la présidence de Pierre-Olivier Costa secoue les murs et les esprits. Et les représentants du personnel tentent d’écoper la vague. Depuis le 10 mars, une délégation de l’inspection générale des affaires culturelles (IGAC) enchaîne les auditions pour décortiquer la gestion, le management et les embauches réalisées depuis le 24 octobre 2022, date de l’arrivée au MuCEM de « POC », le surnom de Pierre-Olivier Costa. Une procédure que ce dernier dit prendre « avec sérénité ».
Mais, mardi 31 mars, des articles de Blast et de La Provence ont révélé que le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire pour des faits de harcèlement moral et sexuel visant l’ex-directeur de cabinet de Brigitte Macron. Une annonce, confirmée au Monde, hautement plus dévastatrice. « On a l’impression que c’est cette affaire qui provoque la venue de l’IGAC et pas les différentes alertes de souffrance au travail que l’on fait remonter au ministère depuis 2023 », constate une source interne au musée qui, comme la plupart des personnes interrogées, a requis un strict anonymat « par peur des représailles ».
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Source:
www.lemonde.fr




