Publié le 03/04/2026 21:01
Mis à jour le 03/04/2026 21:03
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Plusieurs secteurs professionnels sont fortement touchés par la flambée des prix du pétrole, notamment celui du bâtiment. Le carburant, ainsi qu’une grande partie des matières premières nécessaires à leur activité sont frappés par cette crise. Les devis d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sur le chantier, tous les murs de l’appartement sont à repeindre. Pour cet entrepreneur, la facture va augmenter, car pour fabriquer ces peintures, il faut du pétrole. « Nos fournisseurs, depuis deux jours, nous ont déjà annoncé les hausses. Certains vont commencer assez rapidement. Pour la plupart, les fournisseurs l’annoncent plutôt pour mai, juin. Mais elles sont déjà annoncées et fortes : 8, 10%, 15% même », explique Olivier Hussenot, dirigeant Roussel Peinture.
La peinture, mais aussi d’autres matériaux de construction. Dans l’entrepôt de ce chauffagiste, tout a déjà augmenté : les tuyaux en PVC, ainsi que ceux en cuivre, ont bondi de plus 40 % en un mois. « Auparavant, sur un tube comme ça, on allait payer une dizaine d’euros la grosse barre de cuivre. Et maintenant, on est à 12, 14 euros », détaille Philippe Diné, chauffagiste.
Une hausse des prix due à la flambée des cours du pétrole et des problèmes d’approvisionnement avec le blocage du détroit d’Ormuz. Résultat : pour le bitume, plus 15 %. Le PVC pour les fenêtres, par exemple, plus 13 %. Pour l’aluminium, utilisé pour la toiture notamment, plus 12 %.
Sur ce gros chantier, des centaines de mètres cubes de bitumes ont déjà coulés. D’ici deux ans, six bâtiments d’habitation sortiront de terre. Tous les appartements ont déjà été vendus. Impossible donc de répercuter la hausse sur les futurs propriétaires. Ce promoteur est obligé de rogner sur ses marges.
« On a des engagements vis-à-vis de nos clients pour livrer. Il y a des attentes, il y a des gens à loger, donc il faut absolument qu’on puisse livrer », indique Dominique Mocquax, le Président de DM Immo. Des artisans du bâtiment inquiets qui réclament eux aussi des aides du gouvernement.
Source:
www.franceinfo.fr




