L’océan n’en finit pas de se réchauffer. Ses vastes étendues atteignent en surface un peu plus de 21 °C en moyenne, d’après les données provisoires du programme européen Copernicus, issues notamment d’informations satellitaires, au mardi 31 mars. C’est près de 0,5 °C de plus que la moyenne estimée entre 1993 et 2022 par son service marin, mis en œuvre par l’organisation scientifique Mercator Ocean International. L’université du Maine, qui se base sur des données de la National Oceanic and Atmospheric Administration, fait état d’estimations préliminaires proches (21,12 °C au 31 mars, juste derrière les 21,16 °C de fin mars 2024, soit + 0,57 °C par rapport à la période 1991-2020).
« Ces données montrent que nous sommes sur un niveau de température global exceptionnellement élevé, proche des records de 2024 », à quelques centièmes de degrés près, constate Thibault Guinaldo, océanographe au Centre national de recherches météorologiques (Météo-France/Centre national de la recherche scientifique). La surchauffe est plus élevée encore au sein de certaines régions océaniques comme le golfe du Mexique, l’Atlantique Sud ou les océans tropicaux. Des anomalies dépassant + 1,5 °C ont aussi été enregistrées, localement, au nord-est de l’Europe.
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Source:
www.lemonde.fr




