Le musée-cimetière est ouvert au public depuis 1809 et accueillait, avant sa restauration, 600 000 visiteurs par an.
Publié le 01/04/2026 13:31
Mis à jour le 01/04/2026 13:42
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Après cinq mois de travaux « indispensables », les Catacombes de Paris rouvrent le 8 avril avec une scénographie repensée pour attirer un nouveau public. « Pour conserver ce lieu, il était urgent de faire des travaux d’amélioration des installations techniques, de la ventilation, de la lumière, de l’électricité », explique à l’AFP Isabelle Knafou, administratrice de ce « lieu unique au monde », afin notamment de protéger les ossements humains dans un environnement au « taux d’humidité proche de 90% ». Preuve en est, des gouttes d’eau tombent régulièrement du ciel (plafond) de pierre.
Le musée souhaite « plonger le visiteur dans un état sensoriel un peu étrange qu’on vit ici au sein des entrailles de Paris », a souligné Isabelle Knafou au cours d’une visite des coulisses du chantier. À l’entrée de l’ossuaire où reposent des millions de Parisiens, le sol a été refait, de petits spots tamisés « vont mettre en valeur » le bas des murs d’ossements. Ailleurs, le nouvel éclairage rappellera les visites des Catacombes qui se faisaient à la bougie jusqu’en 1974.
Accueillant jusqu’à sa fermeture pour travaux en novembre 2025 quelque 600 000 visiteurs par an – pour les trois quarts étrangers, notamment américains – le musée a vu sa scénographie repensée pour attirer davantage de résidents de la capitale. Le parcours est scindé en deux : la découverte des anciennes carrières d’où était extraite la pierre calcaire pour construire la capitale notamment, et la visite de l’ossuaire municipal, composé des os et crânes de millions de Parisiens décédés entre le Xe et le XVIIIe siècles, transférés là à partir des années 1780.
Le site, fréquenté par 2 000 visiteurs quotidiens, est ouvert au public depuis 1809. La responsable du musée-cimetière évoque un lieu où l’on prend conscience « de l’égalité des hommes face à la mort ». D’où, poursuit Isabelle Knafou, la volonté de préserver cette « intimité » avec les défunts et ne pas protéger les ossements avec des barrières. « Vous êtes invité à ne rien toucher et à ne pas fumer dans l’ossuaire », stipule un écriteau. Une recommandation qui vaut aussi pour les galeries recouvertes de graffitis, qui font partie intégrante de l' »identité » du site. « Le principe d’un lieu comme ça, qui est extrêmement fragile, c’est qu’il ne faut toucher à rien », insiste encore Isabelle Knafou.
Source:
www.franceinfo.fr




