Une technologie de « cryptage moléculaire » utilisant de l’ADN synthétique pour créer des codes secrets uniques et ultra sécurisés résulte de la collaboration entre l’université de Tokyo et une équipe française du CNRS. Cette innovation pourrait protéger les échanges diplomatiques, militaires et financiers des ordinateurs du futur.
Publié le 01/04/2026 09:05
Mis à jour le 01/04/2026 10:16
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Aujourd’hui quand des messages secrets sont échangés dans le monde, qu’ils soient diplomatiques, militaires ou financiers, ils sont cryptés par des systèmes informatiques. Ils restent donc confidentiels tant que l’ennemi n’a pas la puissance de calcul suffisante pour craquer ces codes. En déplacement au Japon, Emmanuel Macron a pu assister, mardi 31 mars, à la démonstration d’une toute nouvelle technologie de « cryptage moléculaire ». Il s’agit d’une collaboration entre l’université de Tokyo et une équipe française du CNRS.
« Dans le futur, on ne peut pas garantir que personne ne va inventer un nouvel ordinateur plus puissant, différent, qui pourra craquer ces codes », explique Yannick Rondelez directeur de recherche au CNRS.
C’est là que l’ADN devient intéressant. En utilisant les quatre lettres de notre code génétique, il est possible de créer artificiellement des codes secrets parfaits, à la fois uniques, complexes, parfaitement aléatoires et ultra miniaturisés. « L’ADN dont on parle ici, c’est de l’ADN 100% synthétique, qui a été fabriqué par des machines. On peut calculer que quelques milligrammes d’ADN suffiraient à encrypter des millions de disques durs », détaille Yannick Rondelez.
Ce sont quelques-uns des codes secrets à base d’ADN qui ont ont fait le voyage avec Emmanuel Macron jusqu’à Tokyo. Ils ont permis de décoder sous les yeux du Président des messages ultraconfidentiels expédiés depuis Paris. Une première très prometteuse pour garantir, dans le futur, la sécurité absolue des échanges sur de très longues distances.
Source:
www.franceinfo.fr




