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Occupation du Liban-Sud par Israël : "Une nouvelle Nakba"

À la Une de la presse, ce mercredi 1er avril, l’annonce par Israël, mardi, de son intention d’occuper une partie du Liban-Sud une fois la guerre terminée. Les relations au beau fixe entre la France et le Japon, dont l’ambassadeur à Paris est devenu la coqueluche des réseaux sociaux. La sortie, en foot, de l’Italie, qui ne pourra pas participer pour la troisième fois consécutive à la Coupe du monde. Et le projet de la future « bibliothèque Trump » – qui n’est pas un poisson d’avril.

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À la Une de la presse, l’annonce, hier, par Israël, de son intention d’occuper une partie du Liban-Sud, une fois la guerre terminée.

L’Orient Le Jour, le journal libanais dénonce « un sinistre programme » selon lequel « plus de 600 000 habitants évacués seraient empêchés de retourner chez eux » et « toutes les maisons des villages à la frontière avec Israël seraient démolies ». La peur de perdre leur maison pour toujours pousse d’ailleurs certains habitants à refuser de partir, malgré les bombardements. La Croix est allé à la rencontre de ces Libanais qui « restent ». À Tyr, où 13 000 habitants sont restés, auxquels il faut ajouter 18 000 déplacés, dont 3 500 enfants, un militaire témoigne : « Partir reviendrait à subir le sort des Palestiniens en 1948. C’est une nouvelle Nakba que les Israéliens ont en tête pour les chiites et les habitants du Sud. Moi, je préfère mourir chez moi sous leurs bombes que fuir devant eux ».

Des habitants entre deux feux, ceux de l’armée israélienne et ceux du Hezbollah, tout comme la Finul, la force intérimaire de l’ONU. Trois casques bleus tués en vingt-quatre heures dans le sud du pays. D’après Le Monde, la Finul est la mission de l’ONU « ayant enregistré le plus de victimes » avec 342 soldats tués depuis son déploiement en 1978. Une force réduite à « l’impuissance » et dont l’ambassadeur israélien à Paris, cité par France Info demande la « disparition » au motif qu’elle « ne sert absolument à rien » et a donné, selon lui « une légitimité au Hezbollah ».

La guerre au Proche-Orient, s’invite aussi dans les discussions entre la France et le Japon, où Emmanuel Macron est en déplacement. Cette visite est présentée par l’Elysée comme une occasion de « réenchanter » des échanges entre Paris et Tokyo déjà au beau fixe, et auxquels contribue certainement le nouvel ambassadeur du Japon à Paris. Présenté par Le Figaro comme « un véritable pont » entre les deux nations, Hideo Suzuki est devenu la vedette des réseaux sociaux en partageant son émerveillement pour le patrimoine français, comme lorsqu’il se régale de gaufres au sucre au Mont saint-Michel, ou qu’il achète, dès son arrivée en France, le dernier album d’Astérix en Lusitanie, avec ce commentaire : « Quand je me balade en France, je consulte “Le Tour de Gaule d’Astérix” plutôt que le Guide Michelin ».

Hideo Suzuki s’est probablement réjoui de la victoire de l’équipe de foot du Japon, hier soir, en match amical face à l’Angleterre. Battus 1 à 0, les Three Lions ont été « japanned », sont passés à la casserole des Blue Samurais – se sont fait « japoniser » d’après le Daily Mirror, dont le jeu de mots est assez intraduisible. Mais mamma mia ! Que dire de la prestation des Azzuris, battus par la Bosnie aux penaltys ? « Tutti a casa ! », « Tous à la maison ! » : pour le Corriere dello Sport, cet échec « n’est pas qu’un simple revers », puisque c’est la troisième fois d’affilée que l’Italie est éliminée de la Coupe du monde, mais « la défaillance tangible de tout un système ». « Le drame, c’est que ce n’est plus un drame, c’est devenu une habitude. On est comme ça, on ne vaut presque rien, et on est éliminés ». La Repubblica ironise : « Tout le monde à la maison ? Mais on y est déjà, c’est là qu’on vit, on ne quitte plus les tribunes de notre championnat médiocre ». « L’Italie encore à terre » : L’Equipe évoque « une chute sans fin » et une « énorme désillusion pour toute une génération de joueurs italiens ». Ciao Italia.

Les Italiens n’iront donc pas aux États-Unis, où a été présenté, hier, le projet de la future bibliothèque Trump. Ce projet au coût estimé d’un milliard de dollars, a été présenté par l’un des fils de Donald Trump. The Financial Times explique qu’il s’agit là d’une tradition, que le président est invité, comme tous ses prédécesseurs, à construire sa « bibliothèque présidentielle » pour y conserver les souvenirs de ses mandats. Une immense tour de verre en plein Miami, un Air Force One dans le hall un escalator, et une immense statue dorée de Trump himself, le poing levé : « Même selon les standards de Miami (…), même dans un endroit connu pour ses Lamborghini, ses liftings brésiliens et ses aspirants milliardaires, le projet du président Trump détonne et ressemble davantage à une tour de l’ego qu’à un musée », dixit The Miami Herald. Fatalement, le projet provoque un déluge de moqueries et de détournements sur les réseaux sociaux.

On précise bien pour celles et ceux qui en douteraient, que ce n’est pas un poisson d’avril. Je confesse que l’idée m’a traversé l’esprit. D’ailleurs savez-vous d’où vient cette tradition des farces et des blagues du 1er avril ? D’après National Geographic, les historiens ne sont pas d’accord sur l’origine de cette coutume, que certains font remonter à la Rome antique, où la fête des Hilaria était célébrée après l’équinoxe de printemps pour fêter son arrivée. En France, on fait des « poissons d’avril », possible référence à la tradition chrétienne du carême, une période de jeûne où le poisson est autorisé voire recommandé, selon La Provence. Pour The Conversation, il n’y a plus de débat parce que de toute façon, « l’âge d’or des blagues du 1er avril est révolu », le site américain explique qu’en ces temps de « fake news », « l’information traverse une crise de confiance », et nombreux sont celles et ceux qui « hésitent à prendre la moindre initiative susceptible d’accroître la méfiance du public ». Comme c’est dommage !

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Source:

www.france24.com

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