Madrid vient de franchir un pas de plus dans sa défiance vis-à-vis de Donald Trump et son offensive militaire contre l’Iran. Début mars, le gouvernement de Pedro Sanchez avait interdit aux Américains l’accès de leurs bases en Andalousie de Rota et de Moon. Cette fois-ci, c’est tout l’espace aérien espagnol qui est prohibé.
Publié le : 30/03/2026 – 21:54
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Avec notre correspondante à Madrid, François Musseau
« Non à la guerre » : c’est le slogan lancé par le socialiste Pedro Sanchez contre l’offensive israélo-américaine au Moyen-Orient. Pour lui, c’est donc une pure logique : pas question d’autoriser l’espace aérien espagnol à tout avion qui participe de près ou de loin à la guerre en Iran. Une guerre qui, l’a rappelé le vice-président espagnol Carlos Cuerpo, est un « acte unilatéral qui va contre le droit international ».
Dans la pratique, ce pas supplémentaire a des conséquences : non seulement, les avions ne peuvent pas décoller depuis les bases américaines de Rota et de Moon, mais en réalité, aucun avion lié à cette offensive militaire ne pourra traverser le ciel espagnol. Ni même depuis le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la France. Seuls des avions aux missions purement logistiques pourront passer.
De source militaire, cette interdiction d’espace aérien va compliquer et retarder les opérations, l’Espagne se trouvant dans le couloir aérien entre les États-Unis et le Moyen-Orient. Reste à voir quelle sera la réaction de l’administration Trump. Début mars, le président américain avait menacé l’Espagne d’embargo commercial. La question est de savoir s’il mettra ses menaces à exécution.
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Source:
www.rfi.fr




