Tous les jours, une personnalité s’invite dans le monde d’Élodie Suigo. Lundi 30 mars 2026, le guitariste, et chanteur du groupe « Black Label Society », Zakk Wylde. « Engines of demolition », leur nouvel album, est disponible.
Publié le 30/03/2026 10:24
Mis à jour le 30/03/2026 10:25
Temps de lecture : 5min
Zakk Wylde est l’un des plus grands guitaristes américains, d’ores et déjà immortalisé au Hollywood RockWalk of Fame en 2006 pour l’ensemble de sa carrière et de sa contribution à la musique. Il a été notamment le guitariste de celui qu’il admirait étant ado : Ozzy Osbourne. Zakk Wylde a également été compositeur principal de son album No More Tears. Il a ensuite remplacé Dickey Betts des Allman Brothers Band créé et joué avec Lynyrd Skynhead et Hell’s Kitchen, rebaptisé le Black Label Society. Depuis 2009, il est devenu le chanteur et guitariste de ce groupe qui lui ressemble. Le 27 mars 2026, le groupe sort un nouvel album, Engines of demolition composé de 13 nouveaux titres avec une tournée à la clé, puisqu’il passera par la France le 16 juin 2026 au Trianon de Paris et le 22 juin 2026 à la Laiterie de Strasbourg. Cet album a été composé pendant la tournée de 2022, à l’exception de la ballade Ozzy’s Song qui est bouleversante.
franceinfo : Ozzy’s Song est une chanson dédiée à l’homme qui a finalement tout déclenché chez vous, Ozzy Osbourne. Il nous a quittés le 22 juillet 2025 et je voudrais savoir ce qu’il représentait pour vous ?
Zakk Wylde : Ozzy, c’est le meilleur. On me pose souvent la question à quoi ressemblait Ozzy. Il avait toutes les qualités que l’on cherche chez quelqu’un. Un cœur en or, même quand on lui faisait du mal. Il se relevait à chaque fois. C’est quelqu’un qui ne renonçait jamais. Il était toujours en train d’aller de l’avant. Pour moi, c’était un héros, c’était mon héros.
Vous aviez huit ans quand vous avez touché pour la première fois une guitare. Vous l’avez mise de côté et vous êtes revenu après à la guitare, un peu plus tard. Je voudrais savoir ce qui vous a fait succomber ?
Mes parents m’avaient même proposé de prendre des cours de guitare à l’époque, mais j’étais jeune, j’avais huit ans, ce n’était pas mon truc à l’époque. J’avais envie de jouer avec les gamins du coin et le prof de guitare, je me rappelle, disait à mes parents, « Il n’est pas prêt, vous perdez de l’argent, arrêtez de dépenser de l’argent pour ça, parce que s’il a envie de jouer un jour de la guitare et il y reviendra de lui-même ». Et puis à l’âge de 14 ans, c’est là que j’ai rencontré un autre professeur de musique, je l’ai vu jouer chez quelqu’un que je connaissais. Quand j’ai vu les mains sur la guitare, j’avais l’impression que c’était un magicien. La façon dont ses doigts et dont ses mains glissaient, je me suis dit waouh, c’est un truc dingue et c’est ça que je veux faire !
Cette histoire est assez folle parce que vous créez les Stonehenge et l’idée, c’est de reprendre Lez Zeppelin, Black Sabbath et Ozzy Osbourne et un jour vous apprenez, alors que vous êtes employé dans une station-service, que ce dernier cherche un nouveau guitariste. C’est là que la rencontre se fait.
Oui, on peut dire que c’est une histoire de dingue. Effectivement, c’est exactement ce que vous venez de raconter. Moi, j’avais des posters de lui dans la chambre et il n’y a aucun doute, je savais ce que je voulais faire et ce que je voulais faire, je l’ai fait.
Engines of Demolition est avant tout un album qui groove. C’est en cela d’ailleurs qu’on vous découvre différemment, il y a comme une sorte de lâcher prise dans cet album, a contrario de tous ceux que vous nous aviez proposés avant. Est-ce que la disparition d’Ozzy vous a davantage donné envie de vous définir dans ce qui vous ressemble le plus ?
Alors le groove, je pense que c’est peut-être mon amour pour la musique.
« J’ai rencontré mon épouse en dansant parce que je faisais partie d’un groupe de danseurs et elle m’a vu danser. »
Elle s’est dit que le mec, là-bas, était trop cool ! Et c’est là qu’on a dansé ensemble et depuis, on danse toujours et je pense que le groove vient de là. Donc, peut-être que c’est ça qu’on retrouve dans Engines of Demolition, d’ailleurs le titre au début, c’était Dance Floor of Demolition.
Vous serez le 16 juin 2026 au Trianon de Paris, le 22 juin 2026 à Strasbourg. Un mot sur la France qui est vraiment toujours au rendez-vous quand vous passez par ici.
Absolument ! La toute première fois que je suis venu ici avec Ozzy, c’était avant tout pour visiter la Tour Eiffel pour les pâtisseries françaises et pour boire de la bière. Aujourd’hui, ce sont les pâtisseries, la Tour Eiffel et le café aussi. Mais évidemment, pour répondre à votre question, à chaque fois qu’on vient à Paris, c’était le cas avec Ozzy et avec la famille Black Label, on s’éclate. Les tournées ici sont fabuleuses, la dernière fois qu’on est venus, c’était la tournée Black Sabbath et c’était absolument génial.
Source:
www.franceinfo.fr




