Publié le 27/03/2026 16:46
Mis à jour le 27/03/2026 16:47
Temps de lecture : 3min – vidéo : 2min
Plus grosse et goûtue que ses concurrentes étrangères, la fraise Magnum, dont la saison est lancée dans l’Hérault, séduit les consommateurs. Si son prix est plus élevé que celui de la fraise espagnole, c’est aussi car elle est produite et vendue en circuit court.
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On la surnomme « la fraise bonbon » pour son petit caractère sucré et ses formes appétissantes. La variété Magnum est une des plus récentes, une des plus précoces aussi. À Mauguio (Hérault), elle a commencé sa saison depuis le dimanche 22 mars, cueillie juste à point. « Elle doit être le plus rouge possible jusqu’aux sépales, et que les sépales soient un petit peu redressés. La couleur doit être bien brillante », explique Denyse Giner, productrice « La cabane de Mauguio »
Ces premières fraises mûrissent sous serre, pollinisées naturellement par les bourdons. Une agriculture raisonnée, en hauteur, à portée de cueillette, hors sol, comme 60 % des fraises aujourd’hui commercialisées en France. « Quelques minutes d’arrosage goutte à goutte correspondent à des heures d’arrosage en aspersion, où il y a une déperdition d’eau considérable. Donc il y a vraiment une économie écologiquement parlant », souligne Denyse Giner.
La fraise française, c’est la promesse de moins de pesticides. Des prix plus élevés certes, mais de l’avis des clients, un goût meilleur que celui des concurrentes étrangères. « La Magnum est très grosse, mais l’odeur et le goût sont exceptionnels. On a presque le goût de la fraise des bois, mais dans une fraise qui est énorme », estime un homme. « Moi je n’achète jamais de fraises étrangères. De toute façon, je n’achète qu’ici, local », confie une femme. À peine cueillies, les fraises locales arrivent sur les marchés. C’est un circuit ultracourt, de plus en plus apprécié des clients. « Il vaut mieux prendre une fois par semaine de bonnes fraises plutôt que d’acheter des fraises qui n’ont aucun goût, qui viennent d’Espagne ou je ne sais d’où », affirme une cliente.
Bien grosse et moins chère, la fraise espagnole a pratiquement disparu ici. Elle se vend plutôt en grande surface. Elle est souvent décriée pour son manque de saveur. « Ce ne sont pas les mêmes variétés qu’il y a en Espagne, parce qu’on critique beaucoup les fraises espagnoles, mais souvent ce sont des Cijosée, des grosses fraises, des grosses variétés américaines qui sont moins goûteuses », détaille Isabelle Callouet, vendeuse primeurs. « Fut un temps on vendait beaucoup, beaucoup de fraises espagnoles. Il n’y avait pas de problème. L’Espagne n’a pas lésiné sur les produits », assure quant à lui Lahbib Bomourra, un autre vendeur.
La fraise française se vend aujourd’hui autour de 20 euros le kilo. L’or rouge reste cher en ce début de printemps. Il faut attendre quelques semaines encore.
Source:
www.franceinfo.fr




