Félix Tshisekedi mise sur une force nationale pour tenter de répondre à l’insalubrité croissante de Kinshasa. Le chef de l’État de la RDC a décidé de recourir aux éléments du Service national, une structure paramilitaire rattachée à la présidence, afin d’intervenir directement sur des opérations de nettoyage et de dégagement des espaces publics.
Le choix de mobiliser le Service national traduit la volonté des autorités centrales de pallier ce que la présidence considère comme des limites de l’action provinciale. La mission confiée à ces unités inclut des travaux de collecte des déchets et le débouchage des caniveaux, selon l’organisation mise en place par l’État. Cette intervention cherche à produire des résultats visibles rapidement dans des quartiers affectés par l’accumulation d’ordures et les difficultés d’évacuation des eaux.
La mobilisation d’une structure paramilitaire pour des tâches d’assainissement met en lumière les difficultés institutionnelles entre niveaux de pouvoir. Les autorités provinciales et municipales, traditionnellement chargées de l’entretien urbain, voient leur rôle partiellement suppléé par une entité dépendant directement de la présidence. Sur le terrain, les opérations se traduisent par des interventions coordonnées mais menées sous une chaîne de commandement différente de celle des services municipaux habituels.
Cette orientation suscite des interrogations sur la nature et la pérennité des solutions adoptées pour améliorer les conditions sanitaires de la capitale. La réussite des opérations dépendra de la capacité à assurer un suivi régulier, à intégrer les services locaux et à instaurer des mécanismes durables de gestion des déchets. À court terme, la mobilisation du Service national permettra d’évaluer l’impact immédiat des nettoyages, tandis que la suite will renseignera sur la possibilité d’une réorganisation plus structurelle des responsabilités en matière d’assainissement urbain.






