Le musée Jacques Chirac en Corrèze a subi un nouveau cambriolage ce jeudi 6 août matin, marquant le troisième vol en dix mois. Cette intrusion confirme une hausse inquiétante des vols dans les musées isolés.
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La vitrine a été brisée aux alentours de 4h du matin. Très vite, les gendarmes déploient un périmètre de sécurité autour du musée Jacques Chirac et le survolent en hélicoptère pour repérer les voleurs. Les malfrats seraient passés par la porte principale. Leur butin n’a pas encore été estimé. L’établissement, situé en Corrèze, expose 5 000 cadeaux diplomatiques offerts à Jacques Chirac et à d’autres présidents : de la vaisselle, de l’orfèvrerie, des statues, des kimonos.
Dans le village, c’est l’incrédulité. “On a entendu les hélicoptères à 6h du matin. C’est étonnant, c’est surprenant” ; “Très hallucinant et surtout de ne pas prendre des dispositions pour mettre plus de sécurité au niveau d’un endroit comme ça”, confient plusieurs riverains. Une sidération d’autant plus forte qu’il s’agit du troisième vol dans ce musée en moins de 10 mois. Le 12 octobre dernier, quatre hommes cagoulés dérobent le fond de caisse. Le lendemain, une montre et des bijoux sont volés lors d’un cambriolage. Préjudice : un million d’euros.
Rien qu’en juillet, plusieurs musées ont été ciblés. Il y a dix jours, en Bourgogne, un collier en or massif du VIe siècle avant notre ère est subtilisé. Pourtant, il venait tout juste d’être placé derrière une vitrine renforcée. Début juillet, des pièces d’or conservées dans un musée du Tarn disparaissent. En Alsace, au musée Lalique, quatre millions d’euros de bijoux sont dérobés. Dans une note de la police judiciaire que nous avons pu consulter, les enquêteurs suspectent l’existence d’une filière commune à tous ces vols.
“La nature des objets volés en juillet demeure dans la même typologie, soulevant l’hypothèse d’écoulement, soit par les receleurs spécialisés, soit par la fonte ou la transformation”, indique cette note. Le banditisme s’en prend désormais aux musées, rien d’étonnant pour le monde de l’art. “Il y a quelques années, c’étaient les bijouteries. Donc, les bijouteries ont renforcé ensuite leur sécurité. Et forcément, maintenant, on va vers des endroits, des sites qui peuvent être isolés, des petits musées, où il y a un petit peu moins de sécurité”, explique Samuel Paulin, expert et formateur en sûreté des musées. Pour protéger les œuvres, un inventaire national est en cours. En cas de faille de sécurité, les pièces pourraient être déplacées le temps d’effectuer des travaux.
Source:
www.franceinfo.fr






