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Sécheresse : laitues, batavias… Des pénuries de salades dans les rayons à cause des fortes chaleurs

Le mois de juillet 2026 est le plus chaud et parmi les plus secs jamais enregistrés en France depuis l’année 1900. Les conséquences sur les exploitations maraîchères sont énormes, avec déjà 25% de pertes pour les producteurs de salades. Avec pour conséquence, des pénuries dans les supermarchés et sur les marchés.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Catherine en cherchait désespérément. Cette habituée du marché de Poissy (Yvelines) a constaté une pénurie de salades. « Celle-là, c’est la première salade que je vais manger depuis plusieurs jours. Justement, à cause de la sécheresse, il y en avait très peu. Les dernières que j’avais eues avant étaient dures, elles n’étaient pas bonnes. Les feuilles, quand on les touchait, elles étaient raides », décrit-elle.

À cause de la sécheresse et des vagues de chaleur, les salades sont disponibles en moins grande quantité. Oussama Krefa, vendeur, a dû chercher d’autres fournisseurs pour en proposer. Résultat, son produit coûte maintenant 30 centimes d’euros plus cher. « C’est 1,80 euro, avant c’était 1,50 euro la salade. Ce n’est pas le même producteur, je les paye plus cher », dit-il.

Sur un an, rien que pour la laitue, les prix ont bondi de 16%. Les supermarchés non plus ne sont pas épargnés. Dans l’un d’eux, situé dans le Nord, plus une seule salade en sachet dans les rayons. « On a des affiches à poser. À cause des fortes chaleurs, on n’est pas livrés en salades. La situation est assez exceptionnelle », explique Florent Roger, le manager de la zone marché – Carrefoure Nord.

Du jamais vu aussi pour Claude Boutry, un maraîcher situé à quelques kilomètres, à Sin-le-Noble (Nord). Ses rangées de salades sont clairsemées pour la saison, avec des pousses difficiles et parfois même des feuilles brûlées. « On n’hésite à arroser tous les deux jours. Mais là, on est montés à des températures excessives. Donc la plante souffre », explique-t-il.

De toutes les salades, la laitue est la plus sensible aux aléas climatiques. « Quand on tourne à 5-6% de perte, c’est beau. Et là, on va être à 25% », estime Claude Boutry. Selon les représentants du secteur, la perte pourrait même être totale dans certaines exploitations qui n’ont pas de système d’irrigation.

Prix moyens mensuels sur un an (France Agrimer)

Liste non exhaustive


Source:

www.franceinfo.fr

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