Les critiques fusent à la sortie du morceau « Od Nirkod (We Will Dance Again) » publié lundi par l’artiste sur le réseau social X. Ce n’est pas la première fois qu’il soutient les actions du gouvernement israélien.
Publié le 29/07/2026 12:07
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« You say genocide, I say war », voici l’entrée en matière qui choque du chanteur britannique Boy George, sur le morceau Od Nirkod (We Will Dance Again). Le leader, de 65 ans, du groupe de new wave Culture Club, a dévoilé cette chanson de reggae, le 27 juillet uniquement sur le réseau social X d’Elon Musk, en soutien à Israël. L’artiste n’a commenté en légende que « #Shalom » qui signifie la paix en hébreu.
Le titre de la chanson reprend une référence au slogan des survivants de l’attaque du Hamas contre le festival Supernova Sukkot Gathering, le 7 octobre 2023, qui a fait 1 219 morts et 251 otages. C’est aussi le titre d’un documentaire sorti en 2024 sur cette attaque.
Dans le morceau, Boy George lance : « Quand on t’attaque / c’est à ça que sert l’armée / Vous ne mentionnez jamais le 7 octobre / De jeunes femmes violées contre des arbres / Brutalement assassinées / pour le crime d’avoir dansé. » Celui-ci défend les actions du gouvernement israélien estimant qu’il s’agit de légitime défense et nie le génocide en cours à Gaza, malgré les rapports d’Amnesty International, de Human Rights Watch et des Nations Unies qui affirment le contraire.
Dans son nouveau rapport, publié mardi 23 juin, une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU a accusé Israël de « cibler » les enfants palestiniens dans la bande de Gaza, dénonçant une fois encore un « génocide » en cours. Srinivasan Muralidhar, président de la commission, a affirmé, dans un communiqué, qu' »en prenant pour cible des enfants, Israël s’attaque à la capacité même du peuple palestinien d’exister et de déterminer son avenir ».
Les internautes n’ont pas attendu longtemps avant d’envahir l’espace commentaire sous la publication du chanteur. Entre l’approbation des pro israéliens qui remercient la prise de position de l’artiste, et les critiques des défenseurs de la cause palestinienne qui clament, eux, leur indignation, les propos du chanteur suscitent la controverse.
Parmi les premiers à condamner le morceau, Martyn Ware, cofondateur de The Human League et ancien ami du chanteur, qualifie la musique de « propagande musicale ouvertement génocidaire et anti palestinienne ». « George, tu devrais avoir honte ! J’espère que tu penses que l’argent valait la peine de vendre ton âme… C’est ignoble », écrit-il sur X.
« Quel dommage que vous ne parliez pas du massacre d’enfants innocents en Palestine ou des colonies illégales… Seuls les enfants israéliens comptent-ils ?… Votre silence est assourdissant, George… Et tellement décevant », lance un certain Jason M. « Quel odieux texte de propagande sioniste répugnante, conçu pour justifier le massacre de plus de 80 000 Palestiniens, dont plus de 20 000 enfants, et la perpétuation de leur oppression, de leur dépossession, de leur humiliation et de leur massacre », commente un autre utilisateur avant d’ajouter : « Si vous n’étiez pas un narcissiste ignorant, vous auriez honte. »
Ce n’est pas la première fois que Boy George affiche un soutien à l’État hébreu. Lors de la dernière édition du concours de l’Eurovision, où il représentait le micro-État de Saint-Marin, il avait fait part de sa position pro israélienne.
L’artiste, qui n’est pas juif, avait déclaré dans une interview accordée au Telegraph sa sympathie à l’égard de la communauté juive : « Au fil des ans, c’est devenu une démarche très personnelle. Cela ne signifie pas que je n’éprouve pas de compassion pour les Palestiniens, ni que j’approuve ce qui se passe en Israël, mais je défendrai toujours les personnes que j’aime. J’ai beaucoup d’amis juifs et je ne leur tournerais jamais le dos. »
Source:
www.franceinfo.fr






