Les produits pesticides, une fois pulvérisés, « vont avoir une action toxique » sur la santé de l’ensemble de la population, alerte Didier Spindler, vice-président de l’Ordre, alors que députés et sénateurs se réunissent jeudi pour tenter d’aboutir à un compromis sur le projet de loi d’urgence agricole.
Publié le 16/07/2026 07:26
Temps de lecture : 1min
« On a affaire quand même à des gens instruits, éduqués, intelligents, qui comprennent très bien ce qu’on leur dit mais qui – pour des idéologies purement politiques – s’arcboutent sur des décisions qui vont à l’encontre de la santé publique », dénonce jeudi 16 juillet sur France Inter, Didier Spindler, vice-président de l’Ordre national des médecins, en charge de la santé environnementale. Il réagit au projet de loi d’urgence agricole qui doit être examiné jeudi en commission mixte paritaire (CMP) au Parlement.
Le projet de loi – remanié par la droite sénatoriale et emmené par le sénateur et agriculteur Laurent Duplomb – ne fait pas l’unanimité. Il prévoit en effet de modifier la tutelle des agences de l’eau, de doubler d’ici à 2035 la capacité de stockage destinée à l’agriculture, ou encore de réintroduire des pesticides interdits. Le texte, qui a grossi au fil de l’examen parlementaire pour comporter au final environ 80 articles en débat – contre 23 dans la version initiale – a été profondément remanié par la droite sénatoriale, fidèle à son ambition de lever au maximum les contraintes pesant sur le métier d’agriculteur.
Sur ce point, Didier Spindler est affirmatif : les produits pesticides, une fois pulvérisés, « vont avoir une action toxique pour la population et malheureusement pour les agriculteurs eux-mêmes ». Il assure qu' »en défendant la population, on défend aussi le monde agricole ». Selon le vice-président de l’Ordre national des médecins, pour pallier cela, il faut « donner » aux agriculteurs « des alternatives de traitements » et celles-ci « existent », assure-t-il. « Il ne faut donc pas s’arcbouter sur des traitements phytosanitaires dont la dangerosité pour la population est avérée. »
Source:
www.franceinfo.fr





