La Réserve fédérale américaine a décidé de ne pas augmenter ni baisser ses taux, actuellement compris entre 3,50% et 3,75%. Trois des participants se sont cependant prononcés en faveur d’une hausse des taux de 0,25 point.
La Réserve fédérale américaine (Fed) opte pour le statu quo ce mercredi 29 juillet. Pour la cinquième fois d’affilée, la banque centrale a décidé de ne pas augmenter, ni baisser ses taux actuels compris entre 3,50% et 3,75%. Trois des participants se sont cependant prononcés en faveur d’une hausse des taux de 0,25 point.
L’économie américaine fait jusqu’ici preuve d' »une solidité impressionnante », a jugé le patron de la Fed, Kevin Warsh, pour justifier, en conférence de presse, le choix de la banque centrale de maintenir ses taux inchangés.
« L’économie a fait preuve d’une solidité impressionnante malgré les récents chocs. Les tendances sont positives et nous montrent une croissance qui reste robuste », a déclaré M. Warsh.
L’institution monétaire était prise entre l’inflation persistante provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la volonté de Donald Trump de voir les taux baisser.
L’inflation est en effet repartie à la hausse ces derniers mois, principalement du fait de la guerre au Moyen-Orient consécutive aux bombardements américains et israéliens en Iran. En mai, l’indice PCE, qui est privilégié par la Fed pour évaluer sa politique monétaire, atteignait 4,1%, 0,3 point de plus qu’en avril et en hausse de 1,2 point depuis février.
Des prix de l’énergie qui repartent à la baisse et un marché du travail robuste
Mais la Fed n’a pas jugé la situation suffisamment sérieuse pour amorcer un resserrement de sa politique monétaire. D’autant que depuis, les prix de l’énergie, qui sont la première cause du pic d’inflation actuel, sont repartis à la baisse. Ils restent toutefois à un niveau bien plus élevé qu’en début d’année et très volatils selon l’évolution des hostilités. De l’avis de la plupart des analystes, le fait que l’inflation soit liée à l’énergie explique qu’elle puisse être vue comme temporaire.
Un autre indicateur a pu influencer le choix des banquiers centraux : le marché de l’emploi, l’autre mandat de la Fed, continue de montrer sa solidité. Le chômage reste faible (4,2%), même si cela s’explique en partie par une baisse du taux de participation de la main-d’œuvre, au plus bas depuis la pandémie.
Cette décision de statu quo risque de braquer Donald Trump, qui milite ardemment pour une baisse, même si la fixation des taux d’intérêt relève de la compétence indépendante de la Fed. Avant de nommer Kevin Warsh – dont il ne cache pas attendre une politique monétaire plus accommodante – Donald Trump a mené une campagne acharnée contre celui qui a occupé pendant huit ans son fauteuil, Jerome Powell. Lors de sa dernière réunion en juin, la première présidée par Kevin Warsh, la Réserve fédérale avait également décidé de laisser ses taux inchangés.
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