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Canicules : le risque grandissant des terrains argileux menace 12 millions de maisons

Avec la multiplication des canicules, le phénomène de retrait-gonflement des argiles met en péril près de 12 millions de maisons en France. Les assureurs alertent sur un risque climatique dont le coût pourrait atteindre, à terme, 500 milliards d’euros.


Publié le 23/07/2026 07:35

Temps de lecture : 1min

Le ‘ »retrait-gonflement d’argile » est considéré comme un sinistre climatique, couvert par le régime des catastrophes naturelles (photo d’illustration). (Bernard Annebicque / Sygma)

Avec les canicules qui se multiplient, 12 millions de maisons construites sur des terrains argileux sont menacées de dégradations. Les assurances regardent de très près ce phénomène qui risque de prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. Ce phénomène s’appelle le ‘ »Retrait-gonflement des argiles’ » (RGA dans le jargon des assureurs). Les maisons concernées sont construites sur des terrains argileux qui s’étirent en se gorgeant d’eau lorsque le temps est à la pluie – c’est la phase de gonflement –, puis ces mêmes terrains se rétractent par temps de sécheresse – c’est la phase de retrait. Tiraillés par les mouvements au sol, les murs des habitations finissent par craquer et laisser apparaître des fissures caractéristiques, généralement horizontales ou en escalier.

Quelque 12 millions de maisons concernées, cela représente plus de 60% des maisons individuelles construites aujourd’hui dans l’Hexagone. Bâties, donc, dans des zones d’exposition moyenne ou forte. Ce qui représente un enjeu important pour les assurances. La Caisse centrale de réassurance (la structure publique qui intervient en dernier ressort pour assurer les assureurs) s’est livrée à un petit calcul. Selon le directeur général de la CCR, Édouard Vieillefond, sur la base de 12 millions de maisons concernées, si on fait, par exemple, une réparation moyenne de 30 à 40 000 euros par cas, on arrive à un dossier d’indemnisation qui atteint quelque 500 milliards d’euros. Bien sûr, il ne s’agit pas d’une somme à débourser immédiatement. Ces projections s’étalent dans le temps au cours des 20, 30, 50 prochaines années, voire plus.

Ces sinistres sont déjà couverts par les assurances. Le ‘ »retrait-gonflement d’argile » est considéré comme un sinistre climatique, couvert par le régime des catastrophes naturelles, financé à la fois par les assurés eux-mêmes à travers leur assurance habitation, et géré par la Caisse centrale de réassurance (le réassureur public). C’est indemnisé au même titre que les inondations ou les tremblements de terre.

Aujourd’hui, le seul remède en amont est la prévention de ce risque qui prend de l’ampleur avec les canicules à répétition. Prévention via l’information des personnes qui veulent faire construire (attention au terrain choisi)… et, à terme, la simplification des démarches administratives qui restent aujourd’hui extrêmement complexes quand on est confronté à ce genre de sinistre.


Source:

www.franceinfo.fr

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