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Pour faire face aux fortes chaleurs ou aux inondations, Marine Tondelier propose de créer un "congé payé climatique" de cinq jours par an (une idée inspirée de l'Espagne)

La patronne des Écologistes Marine Tondelier a proposé ce vendredi 1er mai la création d’un congé payé climatique de cinq jours par an, inspiré par ce qui a pu se faire en Espagne et destiné à faire face aux événements climatiques contraignants.

Ne pas travailler en cas d’événements climatiques contraignants… Tout en étant payés. Voilà la proposition présentée ce vendredi 1er mai par la patronne des Écologistes, Marine Tondelier, au micro de Sud Radio. Celle qui s’est déclarée candidate à l’élection présidentielle de 2027, dans le cadre d’une hypothétique primaire unitaire de la gauche, suggère en effet de créer « un congé payé climatique » de cinq jours par an.

« Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques. Il y a quatre personnes sur dix dans ce pays qui sont exposées dans l’année à des très fortes chaleurs », a-t-elle expliqué sur Sud Radio.

« Aujourd’hui, il y a un décret un peu vague en France qui ne donne même pas de seuil de degrés à partir duquel on arrête. Et surtout, les gens peuvent se mettre en retrait ou une entreprise peut fermer, mais ce n’est pas vraiment en congés payés. Donc ça se fait en fait sur le dos des travailleurs », a-t-elle poursuivi.

La loi autorise effectivement les salariés à exercer ce qu’on appelle leur « droit de retrait » lorsqu’ils estiment être confrontés à une situation de travail présentant « un danger grave et imment » pour leur santé et leur sécurité.

Si aucun seuil, de température par exemple, n’est précisément fixé comme l’affirme Marine Tondelier, l’employeur est en revanche déjà obligé de payer son salarié durant son droit de retrait – si le motif de celui-ci est bien considéré comme légitime. Qui plus est, la durée du droit de retrait d’un salarié peut être variable, puisque le salarié peut interrompre son activité « jusqu’à ce que l’employeur ait mis en place les mesures de protection adaptées mettant fin à la situation dangereuse », précise le site Service public.

Une idée inspirée de l’Espagne

Sur son blog, Marine Tondelier a développé son idée: il s’agirait d’un « droit pour permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique ».

« Si vos transports sont bloqués par une inondation, si l’école de vos enfants est fermée à cause d’une alerte météo, si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé », a-t-elle poursuivi.

Marine Tondelier a dit s’inspirer du modèle espagnol pour cette proposition. En 2024, après les inondations qui ont fait 230 morts dans le sud-est du pays, le gouvernement espagnol, de gauche, a approuvé un congé payé climatique de quatre jours, payé par l’État, pour éviter les déplacements en cas d’alerte liée à un risque météorologique.

L’Edito de Jean-Marc Daniel : Travail le 1er mai, l’imbroglio legislatif – 30/04

« En Espagne, c’est quatre jours. Nous on est parti sur cinq jours, mais à discuter, on est en train d’en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés », a-t-elle ajouté.


Source:

www.bfmtv.com

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