Une attaque attribuée à Boko Haram, survenue dans la nuit de lundi à mardi sur la base militaire de Barka Tolorom (ouest du Tchad), sur la rive tchadienne du Lac Tchad, a fait plus de 20 morts et plusieurs blessés, ont indiqué mardi des sources concordantes à RFI. Un communiqué de l’état-major général des armées fait état, lui, de « 23 morts et 26 blessés » parmi les Forces de défense et de sécurité. « Un nombre important des éléments de la secte a été neutralisé et des matériels récupérés, et le ratissage continue », assure le texte. Un village voisin a par ailleurs été incendié et pillé. Pas encore de bilan du côté des victimes civiles. Les activités des ONG sur place ont été gelées pour le moment.
Publié le : 05/05/2026 – 15:20Modifié le : 05/05/2026 – 21:24
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L’armée tchadienne à nouveau visée par une attaque meurtrière la nuit dernière dans la région du lac Tchad. L’état-major a communiqué sur un assaut des jihadistes de Boko Haram contre une position de l’armée, et donné un bilan provisoire de 23 morts et 26 blessés.
Selon le communiqué de l’état-major général des armées, c’est vers 22h ce lundi soir que des hommes armés ont pris d’assaut une position militaire située sur l’ile de Barka Tolorom, dans la partie tchadienne du lac Tchad.
L’armée identifie les assaillants comme des hommes de Boko Haram, sans préciser de quelle faction, et affirme avoir neutralisé un nombre important d’éléments, sans donner de chiffre, et avoir récupéré du matériel et poursuivre le ratissage.
Hommage du chef de l’État
Sur son compte Facebook, le président Mahamat Idriss Déby a salué la mémoire des soldats, « héros » tombés au combat, et exprimé ses condoléances aux familles.
« Face à la barbarie, le Tchad reste debout, uni et inflexible. L’obscurantisme ne l’emportera jamais sur la République », écrit le chef de l’État, qui a rendu visite à des blessés rapatriés ce matin à Ndjamena
L’armée tchadienne est régulièrement ciblée par des groupes jihadistes dans la région du lac. En mars 2020, l’attaque contre le camp de Bohoma avait coûté la vie à près de 100 soldats tchadiens. En octobre 2024, une autre attaque meurtrière avait fait une quarantaine de morts.
Par ailleurs, dans le nord du Lac, côté nigérien de la frontière, on a appris la libération lundi soir d’un médecin détenu comme otage par les jihadistes depuis un mois. Il avait été enlevé avec six autres personnes dans l’attaque de leur véhicule. Les vidéos avaient fait le tour des réseaux sociaux. Un des otages avait été exécuté. Les autres prisonniers ont été libérés au fil des semaines au Niger contre remise de rançons.
À écouter aussiGrand reportage – Sur les rives du lac Tchad, une guerre sans fin contre Boko Haram et la montée des eaux
Source:
www.rfi.fr





