La comédienne, aperçue dans plusieurs grands succès du cinéma français comme “Les Quatre cents coups”, “La Cage aux folles” ou “Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain”, est décédée à 97 ans.
Claire Maurier dans « Les 400 Coups ». Photo JT Vintage/Glasshous/Zuma Press/Bestimage
Publié le 04 mai 2026 à 17h53
Elle aura tourné sous la direction de François Truffaut, Claude Sautet ou Cédric Klapisch. Comédienne de théâtre et de cinéma, Claire Maurier est décédée ce 3 mai à 97 ans a annoncé lundi son mari, le comédien Jean-Renaud Garcia, à l’AFP. Née Odette Agramon en 1929 à Céret (Pyrénées-Orientales), elle choisit le nom de scène Claire Maurier puis entame une carrière au théâtre au début des années 1950 tout en tournant pour la télévision.
Elle décroche de petits rôles au cinéma, notamment dans le premier film d’Edouard Molinaro Le Dos au mur en 1957, réalisateur avec qui elle tournera plusieurs longs-métrages. Sa carrière décolle en 1959 grâce au rôle de la mère de Jean-Pierre Léaud dans Les Quatre cents coups de François Truffaut, l’un des films les plus emblématiques de la Nouvelle Vague.
Une filmographie variée et des films cultes
En 1963, elle donne la réplique à Fernandel et Bourvil dans La cuisine au beurre, succès phénoménal du cinéma français du début des années 1960. Elle y incarne l’épouse des deux acteurs stars de l’époque.
Sa carrière ralentit ensuite mais à la fin des années 1970, elle retrouve Edouard Molinaro pour un nouveau triomphe grâce à La Cage aux folles. Cette comédie sortie en 1978, adaptée d’une pièce de théâtre, fait un carton y compris à l’étranger, et notamment aux États-Unis. Claire Maurier y joue Simone, l’ex-partenaire de Renato Baldi, le propriétaire d’un cabaret de travestis à Saint-Tropez.
En 1981, elle décroche une nomination pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son rôle dans Un mauvais fils de Claude Sautet, aux côtés de Patrick Dewaere et Brigitte Fossey. Elle disparaît ensuite du grand écran et se consacre au théâtre. Elle joue notamment dans Un air de famille, la pièce écrite par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.
Deux ans plus tard, en 1996, elle reprend son rôle de mère toxique dans le huis clos d’une réunion familiale dans le bar tenu par un de ses fils (Jean-Pierre Bacri), pour l’adaptation de la pièce au cinéma réalisée par Cédric Klapisch. Là encore, le succès public et critique est au rendez-vous. En 2001, elle participe à un autre film devenu culte : Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, réalisé par Jean-Pierre Jeunet.
Elle joue une ancienne danseuse équestre devenue patronne de café à Montmartre qui emploie Amélie Poulain. Son personnage solitaire et excentrique, au regard profondément humain, est caractéristique des figures qui peuplent ce film au destin hors normes (plus de huit millions d’entrées en France). Pour l’un de ses derniers rôles au cinéma, elle jouait en 2010 la mère de Gérard Depardieu dans La Tête en friche, de Jean Becker.
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Source:
www.telerama.fr





