« Pluie de printemps n’est pas mauvais temps », peut-on parfois entendre le matin par la voix de Marie-Pierre Planchon quand elle présente la météo de la mi-saison (pluvieuse) sur France Inter. Mais, des pluies qui s’abattent dans la semaine du 4 mai sur certaines parties de l’Hexagone, il y aurait des raisons de ne pas être d’accord.
Le réchauffement climatique produit des effets sur la quantité et l’intensité des précipitations. L’augmentation de la température permet en effet à l’air de contenir plus de vapeur d’eau, avec pour conséquence « des épisodes de fortes précipitations plus fréquents et plus intenses », selon les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce sont des pluies plus abondantes mais moins efficaces pour remplir les nappes phréatiques ou alimenter les cours d’eau. En France, par exemple, les épisodes méditerranéens se multiplient : des pluies intenses et stationnaires, où l’on observe 200 millimètres de précipitations – soit 200 litres par mètre carré – en une journée, voire plus.
Pour prendre conscience de ces changements climatiques, notre observation quotidienne de la météo peut s’avérer parfois trompeuse, car fortement sujette à l’impression de chacun. Le Monde vous propose donc un voyage dans le temps : grâce à notre outil, comparez la pluviométrie du jour à celle des trente dernières années dans la station météorologique la plus proche de chez vous.
Source:
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