- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilSanté20 000 pommiers brûlés dans le Tarn : plusieurs riverains inquiets pour...

20 000 pommiers brûlés dans le Tarn : plusieurs riverains inquiets pour leur santé


Publié le 05/05/2026 17:10

Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

Dans le Tarn, une mesure inquiète les habitants de plusieurs communes. Une exploitation a obtenu l’autorisation de brûler plus de 20 000 pommiers. Les riverains craignent pour leur santé. Il y a quelques années, une opération similaire avait conduit à plusieurs intoxications.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Dans les flammes, des pommiers arrachés des vergers du plus gros producteur de pommes de France. Des arbres jugés trop vieux pour être rentables. 25 à 30 mille pommiers brûlés. La préfecture a donné son accord, ses riverains s’en étonnent. « C’est une entreprise qui est labellisée HVE, haute valeur environnementale, qui le clame haut et fort en disant ‘on est HVE niveau 3, le plus haut niveau de HVE’. Et à côté de ça, on voit ça. Moi, ça me désespère. Mais malheureusement, c’est un peu le pot de terre contre le pot de fer », déplore Olivier Chollet, association Vaurais nature environnement. Ces riverains redoutent l’émanation des fumées, notamment leur toxicité.

Car il y a cinq ans, ils ont vécu ça. Une fumée opaque, irrespirable dans toute la vallée. Les feux provenaient de bottes de paille allumées avec du gasoil pour lutter contre le gel dans ce même verger de 300 hectares. Florence Millet se souvient d’une vision cauchemardesque. « Il faut vous imaginer, sur la terrasse, que je ne voyais que jusqu’ici. Et tout ce qui était mon jardin et les maisons voisines, tout ça, c’était dans le brouillard, un brouillard plus qu’épais. On voit bien les hydrocarbures qui étaient sur les carrosseries des voitures », décrit la riveraine. 20 personnes seront intoxiquées. Dans cette affaire, le directeur des vergers devrait être jugé à la fin de l’année. Cette fois-ci, il assure suivre la réglementation de la préfecture, se défend de n’avoir trouvé aucune autre solution, comme le broyage, à cause du palissage en fer, selon lui inextricable.

« Aujourd’hui, envoyer des broyeurs, broyer des fils de fer au milieu de pommiers, on ne trouve pas de prestataire, on ne trouve pas de solution technique, et je comprends complètement les interrogations que ça génère. Mais aujourd’hui, ici, c’est un verger de 300 hectares, 300 hectares de vergers, de végétation qui capte du carbone », explique Lucas Crosnier, directeur du domaine de Fontorbe.

Avec le brûlage, les riverains ont mesuré, grâce à ces capteurs, une augmentation de CO2 et surtout de particules fines à cause des pesticides pulvérisés sur les pommiers. Pas de seuil d’alerte atteint, mais en constat, aucune autre mesure de l’air n’a été réalisée par les autorités.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img