Publié le 06/05/2026 14:43
Mis à jour le 06/05/2026 14:44
Temps de lecture : 2min – vidéo : 7min
Les trois cas suspects à bord du bateau de croisière où une épidémie d’hantavirus est suspectée ont pu être débarqués dans la matinée, ce mercredi 6 mai, au Cap-Vert, pour être transférés aux Pays-Bas. Une annonce du directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), que commente Loïc Epelboin, infectiologue au CHU de Guyane sur le site de Cayenne, dans le « 11h/13h ».
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Flore Maréchal : On a appris qu’il y avait un Français parmi les cas contacts d’un des malades du navire lors d’un vol pour Johannesburg. Ça y est, on est de retour dans cette psychose, on regarde les cas contacts, qui a rencontré qui… C’est ce qui se passe en ce moment avec cet Hantavirus ?
Loïc Epelboin : Oui, tout à fait. Maintenant, il faut faire le contact tracing, c’est-à-dire voir avec qui le patient a été en contact. Et ensuite, une fois que le patient est pris en charge, normalement, les personnels médicaux et paramédicaux prennent toutes les précautions pour qu’il n’y ait plus de risque de transmission à d’autres personnes.
On a appris aussi qu’un passager malade était bien infecté par la souche des Andes, transmissible entre humains. C’est ça l’hypothèse, finalement, c’est une transmission, donc d’humain à humain ?
Tout à fait. La plupart des hantavirus n’ont pas de transmission interhumaine, mais il y a un hantavirus du Nouveau Monde. Ce sont des virus de découverte relativement récente, qui ont une quarantaine d’années. On connaissait ceux de l’Ancien Monde qui avaient d’abord été découverts en Asie, puis en Amérique du Sud depuis 30-40 ans. La plupart se transmettent plutôt à travers les rongeurs et les poussières contaminées. Il y a un virus qui a démontré une transmission possible d’un individu à l’autre, c’est celui qu’on appelle le virus Andes, appelé au nom des Andes, en Amérique du Sud. Tous les hantavirus portent le nom de l’endroit où ils ont été découverts. Et donc celui-là, oui, en effet, il peut se transmettre d’un individu à l’autre, avec un risque de transmission qui est assez élevé d’un individu à l’autre quand il y a un contact rapproché.
Et ça signifie quoi ? Ça veut dire qu’il faut laisser ces personnes isolées ensemble sur le bateau, que ça peut être dangereux de les faire débarquer, en l’occurrence ?
Il se trouve qu’il y a une période d’incubation qui est un petit peu longue, qui peut durer jusqu’à trois, quatre semaines. Donc il faut prendre en charge chacune des personnes, les évaluer, savoir si elles ont eu des symptômes, les prélever si nécessaire et effectivement les laisser en isolement le temps que passe la période périlleuse.
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Source:
www.franceinfo.fr





