L’agenda politique les amène à resserrer les rangs. Alors que le 1er-Mai est, le plus souvent, synonyme de dispersion syndicale, plusieurs organisations de salariés et d’étudiants doivent défiler ensemble, vendredi, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs. A Paris, Marylise Léon et Sophie Binet, les secrétaires générales des deux plus importantes centrales – la CFDT et la CGT –, seront, en principe, côte à côte dans la rue, avec des responsables de la FSU, de Solidaires, de l’UNSA et de l’UNEF, ce qui est plutôt rare dans ce type de circonstances, exception faite des années où il y a des mouvements sociaux, comme celui de 2023 contre la réforme des retraites.
Si une telle coalition s’est constituée pour manifester entre les places de la République et de la Nation, dans la capitale, c’est dû, essentiellement, à la controverse autour du travail le 1er-Mai, comme l’explique Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA. Présenté, mercredi, en conseil des ministres, un projet de loi permet aux « boulangers-pâtissiers artisanaux » et aux « artisans fleuristes » de recourir à leurs salariés ce jour-là.
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