On a vu les premiers épisodes de la troisième saison « d’Euphoria » sur HBO Max, et voici ce qu’on en a pensé.
Quatre longues années après la fin de la saison 2, la série culte Euphoria créée par Sam Levinson fait officiellement son retour aujourd’hui sur HBO Max, avec un troisième chapitre qui marquera un terme aux aventures de Rue, Jules, Nate et Cassie. Cette dernière saison est-elle à la hauteur des attentes ? On a vu les trois premiers épisodes et on ne va pas vous mentir…
De quoi parle cette troisième saison ?
Se déroulant 5 ans après les événements de la saison 2, la troisième saison d’Euphoria s’intéresse au passage à l’âge adulte de ses personnages principaux, aux désillusions qu’ils seront amenés à rencontrer, ainsi qu’à la difficulté d’affronter leurs nouvelles responsabilités.
Qui est au casting ?
Reprenant une très large partie du casting original des deux premières saisons, ce dernier chapitre d’Euphoria est l’occasion pour les spectateurs de retrouver Zendaya (Spiderman, Dune), Jacob Elordi (Frankenstein), Sydney Sweeney (La Femme de ménage), Hunter Schafer (Blade Runner 2099), le regretté Eric Dane (Grey’s Anatomy) ou encore Martha Kelly (Marriage Story).
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De nouveaux personnages feront également leur entrée dans l’univers créé par Sam Levinson, lesquels seront interprétés par des personnalités d’horizons très différents. Citons l’actrice Sharon Stone (Basic Instinct), la chanteuse Rosalia, le joueur de football américain Marshawn Lynch, ou encore la comédienne Anna Van Patten (Amanda Knox).
Ça vaut le coup d’œil ?
Tournée en pellicule dans les sublimes étendues désertiques de la Californie, cette troisième saison d’Euphoria est incontestablement celle de la rupture : fini le drame social sur des adolescents angoissés, place au film noir teinté d’inspirations western. Désormais empêtrée jusqu’au cou dans le trafic de drogue, le personnage de Rue (Zendaya) devient la narratrice d’un monde criminel aussi poétique que profondément misérable, toujours à la frontière du cynisme d’un personnage de Boulevard du crépuscule et de la rage libératrice d’une héroïne de Quentin Tarantino.
C’est donc dans un nouvel univers formel et thématique que Sam Levinson fait évoluer ses personnages, prenant un malin plaisir à troubler le spectateur qui sera forcément surpris de la tournure des évènements. Pourtant, les ingrédients qui ont fait la force des deux premières saisons sont toujours là : hyper-esthétisation des plans, hyper-dramatisation des relations entre les personnages (toujours à deux doigts de se hurler dessus), le tout avec un goût prononcé pour les retournements de situation les plus noirs possible. Passée la phase d’acceptation, les fans devraient donc rapidement y trouver leur compte.

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Des deux premières saisons enfin, Sam Levinson a conservé son approche hyper-sexualisée des corps féminins. Si le propos de certaines scènes spécifiques le justifie, certains spectateurs pourraient être mis mal à l’aise par cette omniprésence (parfois gratuite) de “porno chic”, héritier de la fascination du réalisateur pour le travail de Tom Ford chez Gucci dans les années 1990.

Gucci
Cet aspect du travail de Levinson avait déjà été attaqué lors de la diffusion de sa minisérie The Idol, dont la caméra ouvertement lubrique finissait par desservir les thématiques (pourtant passionnantes) soulevées par l’histoire. Un travers que l’on retrouve (à un niveau moindre) dans cette saison 3 et qui agace, tant il surgit parfois de manière incongrue au milieu d’épisodes incroyablement maîtrisés.
La saison 3 d’Euphoria est disponible sur HBO Max, avec un épisode diffusé chaque semaine.
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Source:
www.allocine.fr




