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"Vivre ça grâce à la danse, c'est incroyable", révèle Denitsa Ikonomova qui participe à la comédie musicale "Bonne Nouvelle"

Tous les jours, une personnalité s’invite dans le monde d’Élodie Suigo. Vendredi 10 avril 2026, la danseuse Denitsa Ikonomova. Elle est à l’affiche de la comédie musicale, « Bonne Nouvelle », en tournée à partir du 12 avril.

La danse est souvent un langage sans mots, une manière de dire ce que l’on n’arrive pas toujours à formuler. Elle raconte les élans, les fragilités, les silences aussi et Denitsa Ikonomova, depuis ses premiers pas jusqu’aux projecteurs de Danse avec les stars, a fait de cet art une véritable signature. Un espace où l’on devine autant la rigueur que la sensibilité. Désormais, ce langage du corps s’ouvre à autre chose et à une nouvelle manière de raconter. À partir du 12 avril 2026, elle a l’affiche de Bonne nouvelle, un spectacle musical où les gestes rencontrent les mots, où l’interprétation prend une autre dimension. Une aventure artistique qui marque un tournant, peut-être plus intime et plus incarnée encore.

franceinfo : Vous avez découvert la danse très jeune, en regardant votre frère danser. Qu’est-ce que vous avez ressenti à ce moment-là ?

Denitsa Ikonomova : C’était comme une évidence pour moi. J’étais un enfant très introverti, un peu timide et la danse, c’est un moyen d’expression qui m’a permis vraiment de m’ouvrir et de me libérer et d’exprimer tout ce que j’avais au fond de moi et que je ne pouvais pas faire avec des mots. Donc quand j’ai vu mon frère danser, déjà, j’avais beaucoup d’admiration pour lui, parce qu’il avait six ans de plus que moi, je voulais tout faire comme lui et je me suis dit que c’était un moyen déjà de me rapprocher de mon frère.

C’était quelque chose d’incroyable quand j’ai mis les pieds sur la piste de danse et j’ai fait mes premiers pas, je me suis dit, que c’était ce que j’avais envie de faire en tout cas.

Denitsa Ikonomova

à franceinfo

Vous avez quitté la Bulgarie avec votre famille pour partir au Canada. Quand on est jeune, est-ce qu’on mesure vraiment ce que ça représente ou est-ce que c’est quelque chose que vous avez compris plus tard ?

Non, on ressent beaucoup d’émotions, beaucoup de tristesse parce qu’on quitte tout ce qu’on connaît pour quelque chose qui est complètement inconnu. Pour le coup, au début, j’en voulais beaucoup à ma mère de m’avoir forcée un petit peu, parce qu’elle m’avait demandé si je voulais partir et j’avais dit oui, mais je ne réalisais pas que c’était vraiment pour très longtemps. C’est plus tard qu’on réalise que c’est une chance et qu’il y a une richesse énorme de pouvoir changer de pays, de découvrir autre chose, d’apprendre une nouvelle langue, une nouvelle culture. Il faut faire confiance à nos parents.

Quand vous arrivez dans Danse avec les stars, vous venez du monde de la compétition, avec ses codes, sa rigueur, ses entraînements et tout ce que ça implique. Là, d’un coup, il y a les caméras, il y a le direct, le regard du public. Est-ce que vous vous souvenez de vos tout premiers jours sur le plateau ?

Oui, complètement. Je me souviens comme si c’était hier. J’avais le cœur qui battait à 10 000 à l’heure. Complètement stressée, je me lançais dans une aventure devant des millions de téléspectateurs Français et je ne savais pas comment ils allaient m’adopter. J’étais la petite étrangère, la petite Bulgare et c’était sur Billie Jean de Michael Jackson avec Taïg Khris. Mes premiers pas, je me suis dit que c’était fou, je sentais le stress, l’insécurité, les doutes, mais en même temps, je me sentais bien sur la piste de danse. J’avais cette dualité qui était très contradictoire, mais qui était excitante en même temps. Je suis tellement contente d’avoir pu franchir ces pas-là, parce qu’à la base, moi, je ne voulais pas du tout faire cette émission. J’étais quelqu’un en fait, qui aimait bien sa zone de confort, mais en même temps, je me suis dit, mais si je ne prends pas des risques, je ne vis pas pleinement et j’avais peur d’avoir des regrets.

Vous êtes actuellement en tournée avec le spectacle Bonne nouvelle. Comment vit-on ce rythme de scène, de passer d’un endroit à un autre et qu’est-ce qui vous a amenée sur cette scène-là, avec ce rôle-là, dans quelque chose qui est complètement hybride et nouveau pour vous ?

Moi, j’adore le mouvement, c’est pour ça que je suis devenue danseuse, mais j’adore le mouvement, j’adore bouger. Je ne suis pas une fille sédentaire, donc bouger de ville en ville, c’est très excitant. Déjà de Bulgarie au Canada, du Canada à la France. J’ai une personnalité aussi très curieuse, très éclectique, j’aime expérimenter des choses différentes, voir des villes différentes, voir des paysages différents. Vivre ça grâce à la danse, c’est incroyable. Avec ce nouveau spectacle, qui est complètement hybride, parce qu’avant, c’était que de la danse qu’on mettait en avant, maintenant, on met en avant aussi l’acting, le chant, parce que je chante dans la comédie musicale, je fais deux chansons et c’est un challenge. Je me dis, c’est ça en fait de croquer la vie à pleines dents, d’expérimenter avec des choses qui sont hors de ma zone de confort. Je me dis que le chemin que j’ai parcouru depuis la petite fille en Bulgarie est incroyable.

Je suis tellement fière de pouvoir maintenant être sur scène devant des gens, de parler une langue qui n’est pas la mienne.

Denitsa Ikonomova

à franceinfo

Il y a des années, je ne maîtrisais pas le français et de chanter alors que je ne suis pas du tout chanteuse, c’est incroyable.

Il y a beaucoup de vous aussi dans ce spectacle, on a l’impression qu’il a été écrit sur mesure, que c’est de la haute couture.

Oui, en fait, on aime bien forcément sortir de notre zone de confort, mais aussi de garder quelque chose qu’on connaît. Ce qui est extraordinaire, c’est que le metteur en scène, quand il a écrit ce rôle pour moi, en fait, je n’étais pas encore enceinte. Il a dit, qu’il sentait quelque chose. Dans le spectacle, j’ai un enfant, je suis quelqu’un qui élève un enfant toute seule, avec beaucoup de galères, mais je réussis quand même à m’en sortir.


Source:

www.franceinfo.fr

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