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Visite de Macron au Vatican : quand les présidents et les papes se font de drôles de cadeaux

C’est une tradition bien établie : à chaque audience entre un président français et un pape, les deux procèdent à un échange de cadeaux. Emmanuel Macron ne fera pas exception lors de sa visite au Vatican, ce vendredi 10 avril, où il rencontrera Léon XIV pour la première fois depuis l’élection de ce dernier.

Le plus souvent, ces présents restent très protocolaires : médaillons représentant la place Saint-Pierre, vieux ouvrages philosophiques… Pourtant, certains chefs d’État se sont distingués, par l’originalité de leurs cadeaux ou par leur attitude.

Mitterrand récupère un chapelet pour sa sœur

Président à l’époque de Jean-Paul II, François Mitterrand était réputé pour ses présents à forte portée symbolique. Lors de sa première visite en tant que chef d’État au Vatican en 1982, il avait offert une reproduction des sceaux apposés en 1270 par 18 cardinaux réunis en conclave au bas d’une lettre adressée à Saint Louis. Ce document évoquait la tenue d’un second concile à Lyon visant à réunifier les Églises d’Orient et d’Occident.

En échange, Jean-Paul II avait proposé des médailles et des chapelets au président français, qu’il avait alors poliment refusé. Discrètement, François Mitterrand s’était ensuite penché vers son porte-parole, Michel Vauzelle, et lui avait glissé : « Prenez-en un, c’est pour ma sœur. »

Sarkozy offre… son propre livre

Le 8 octobre 2010, Nicolas Sarkozy rencontrait Benoît XVI, pour discuter notamment des expulsions de Roms en France. L’attitude du président français avait particulièrement retenu l’attention. Lors du traditionnel échange de cadeaux, le chef d’État avait reçu des faïences et des gravures de la basilique Saint-Pierre. Nicolas Sarkozy avait réclamé un chapelet supplémentaire, destiné à la petite-nièce de son épouse Carla Bruni.

De son côté, Nicolas Sarkozy avait remis à Benoît XVI deux romans en édition originale de Georges Bernanos, La Joie et L’Imposture. Le pape avait réagi, en français : « Je les ai déjà lus dans la Pléiade. » Le président français avait toutefois prévu un troisième livre que le pape avait peu de chances d’avoir déjà feuilleté : La République, les religions, l’espérance, un essai écrit par Nicolas Sarkozy lui-même.

Polémique autour d’un cadeau de Macron

En 2022, Emmanuel Macron avait fait le déplacement au Vatican pour discuter de la situation humanitaire en Ukraine, en guerre depuis huit mois. François avait alors offert au président français une médaille de bronze représentant la place Saint-Pierre et la colonnade du Bernin. Emmanuel Macron avait, lui, apporté une édition en français de 1796 de Vers la paix perpétuelle, une œuvre du philosophe allemand Emmanuel Kant.

Ce don avait alors suscité une polémique en Pologne. Un cachet de la « salle de lecture académique de Lviv » figurait à l’intérieur du livre. Cette ville polonaise, qui appartient aujourd’hui à l’Ukraine, avait été occupée par les soldats allemands lors de la Seconde Guerre mondiale, alimentant des soupçons de spoliation.

La vérité avait finalement été rétablie par le vendeur du livre. L’ouvrage avait quitté la bibliothèque entre 1850 et 1870, probablement lors d’une vente, avant d’achever son chemin à Paris vers 1900. « La dernière provenance, c’est un collectionneur privé qui l’a acheté il y a un demi-siècle, et son fils me l’a revendu », avait expliqué le libraire parisien qui avait même été interrogé par le gouvernement polonais.

Même s’il ne vient pas d’un chef d’État, difficile de ne pas mentionner ce cadeau atypique de la part de Jean Castex. Le premier ministre de l’époque s’était rendu au Vatican le 18 octobre 2021 pour discuter de la pédocriminalité dans l’Église.

Le chef du gouvernement n’était toutefois pas venu les mains vides et avait offert à François un maillot dédicacé de Lionel Messi, alors star du Paris-Saint-Germain. Un clin d’œil évident au pape argentin, grand amateur de football et admirateur du joueur, lui aussi d’origine argentine.

Bien qu’insolite, ce présent ne détrônait pas par son originalité la Lamborghini offerte au pape en 2017 par le constructeur automobile. François n’avait cependant pas renoncé à sa traditionnelle papamobile. Il avait signé le capot flambant neuf de la voiture de luxe avant de la vendre aux enchères. Les 715 000 € récoltés avaient permis de financer quatre projets caritatifs.


Source:

www.la-croix.com

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