Publié le 04/04/2026 21:25
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
En ce week-end de Pâques, les transactions classiques des banques sont suspendues depuis vendredi 3 avril et ce jusqu’à mardi 7 avril. Cinq jours durant lesquels les virements instantanés via des applications vont à nouveau connaître un rebond : des applications multiples, des virements par IBAN ou directement via un numéro de téléphone. Sont-ils tous sécurisés de la même façon ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
En moins de 10 secondes, d’un téléphone à l’autre, de l’argent est transféré gratuitement vers un autre compte bancaire. Le virement instantané est de plus en plus privilégié. Pour deux amis, c’est devenu un réflexe. Plus simple qu’un virement classique via son banquier. « Les virements instantanés, typiquement entre potes, c’est autour de 15 ou 30 euros. À partir de là, ou même quand on doit participer à des cadeaux, etc. », chiffre l’un d’eux. « Je pense que virement instantané, au moins, on sait que les choses sont réglées. Les bons comptes font les bons amis », commente l’autre.
À l’origine, seules des applications le proposaient gratuitement. Aujourd’hui, les banques ont suivi. Il suffit des coordonnées bancaires ou même d’un simple numéro de téléphone. L’outil séduit : 600 millions de virements instantanés en 2024, plus 46,5 % en un an. Les professionnels l’assurent, il est aussi sécurisé qu’un virement classique.
Mais attention, aucun retour en arrière n’est possible. « Avant d’appuyer sur le bouton, il faut vraiment bien vérifier le destinataire, le montant. Alors que précédemment, avec le virement classique, vous pouviez toujours, si vous aviez un doute ou si vous aviez fait une erreur, appeler rapidement votre banquier pour que le banquier stoppe l’opération », prévient Maxime Chipoy, président de MoneyVox.
L’engouement est tel que plusieurs grandes enseignes veulent s’emparer de cette technologie pour en faire un moyen de paiement. Un boulanger lui aussi se dit intéressé pour supprimer ses frais sur les transactions. « Chaque fois qu’on vend une baguette, on n’est pas payé de l’intégralité de notre baguette. Il y a un petit bout du gâteau qui part pour le banquier », regrette Sahad Zerzour, responsable de la boulangerie Mozart. L’équivalent d’un centime sur chaque baguette vendue à un euro.
Source:
www.franceinfo.fr




