La 84e session du Comité des Nations unies contre la torture s’achève vendredi 1er mai en Suisse. Parmi les pays dont la situation a été examinée lors de cette session, il y a le Gabon. À cette occasion, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a publié avec des ONG nationales un rapport sur la situation dans les prisons du pays, ainsi que sur les violences commises par les services de sécurité, les arrestations arbitraires et détentions hors procédure. Des pratiques qui perdurent malgré le changement de régime en août 2023. Devant le comité, les experts onusiens ont partagé plusieurs points d’inquiétude, et le gouvernement s’est dit engagé à poursuivre ses efforts.
Publié le : 29/04/2026 – 10:31Modifié le : 29/04/2026 – 10:32
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Torture, passages à tabac, détention hors procédure, extorsion d’aveux : pour la société civile gabonaise et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), l’accès à la justice demeure difficile au Gabon et la situation dans les centres de détention inquiétante.
La présidente de l’association Réconciliation, Aïcha Claudine Tsoumbou, qui était présente à Genève pour témoigner, souligne au micro de François Mazet : « Maintenant, ce que nous reprochons, ce sont les arrestations arbitraires. Aujourd’hui, on les vit de plus en plus, donc il y a vraiment urgence à réparer les torts qui ont été commis, à appliquer ces textes. Le Gabon a signé des traités et les a ratifiés. Et puis, on est encore en train de subir des cas de tortures et même des gens qui perdent la vie. Ce n’est pas croyable ! »
Surpopulation carcérale et lieux de détention non reconnus
Devant le comité, les experts onusiens ont rappelé la surpopulation carcérale, entre 400 % et 700 % à la prison centrale de Libreville, où certains détenus attendent leur procès depuis 10 à 12 ans.
Problématique également : une « impunité généralisée », selon les experts, et des lieux de détention non-reconnus officiellement, comme la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire, connue comme le « B2 » à Libreville. Présentant leur rapport, les autorités gabonaises ont insisté sur leur volonté d’améliorer la situation, notamment le cadre législatif : par exemple, pour accélérer le traitement des dossiers des détentions préventives ou pour réorganiser et renforcer la Commission nationale des droits de l’homme.
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Source:
www.rfi.fr





