Publié le 30/10/2025 23:46
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Né en Syrie, ce jeune prodige a quitté son pays en guerre pour poursuivre des études de violon au conservatoire d’Aix-en-Provence, puis de Paris. Aujourd’hui membre du West-Eastern Divan Orchestra de Daniel Barenboim, il joue pour faire taire les balles au Proche-Orient.
Son violon lui a permis de fuir la guerre et de sauver sa famille. De Damas, en Syrie, jusqu’à Paris, en passant par le sud de la France et Berlin, voici l’histoire à peine croyable de Bilal Alnemr, un jeune prodige du violon qui tient aujourd’hui à remercier la France.
Gamin de la banlieue de Damas, Bilal apprend à jouer seul, en cachette, en dévorant des programmes TV musicaux occidentaux interdits par le régime de Bachar al-Assad. A 13 ans, il est repéré par deux professeurs français en visite à Damas. Il quitte alors sa famille et son pays pour suivre des études au conservatoire d’Aix-en-Provence.
Six mois plus tard, la guerre civile éclate en Syrie. Bilal est séparé de sa famille. Pendant sept ans, le jeune musicien se bat, « violon à la main », pour la sauver de l’enfer, et parvient finalement à faire accueillir ses parents et sa sœur dans son village de Vauvenargues, dans le Var.
Grâce à son talent et à la générosité de Français qui ont croisé sa route, Bilal décroche son baccalauréat, intègre le conservatoire supérieur de Paris (CNSMD) et offre une nouvelle vie à sa famille. Loin de la guerre, ensemble. Membre du West-Eastern Divan Orchestra, « l’orchestre pour la paix » de Daniel Barenboim, Bilal Alnemr joue aux côtés d’artistes israéliens, libanais, égyptiens… tous unis par la musique pour faire taire les balles au Proche-Orient.
n reportage de Julie Martin, Solène Boissaye et Alexandre Basso / Cover Films, diffusé dans « Envoyé spécial » le 30 octobre 2025.
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Source:
www.franceinfo.fr




