Publié le 08/04/2026 09:40
Mis à jour le 08/04/2026 11:09
Temps de lecture : 2min – vidéo : 1min
Est-ce que végétaliser les murs d’un immeuble permet de faire des économies d’énergie et a un impact sur le climat ? C’est la question d’Alexandre, 10 ans et voici la réponse de Martin Hendel, chercheur en climatologie urbaine.
Face à la multiplication des canicules, la pierre et le béton de nos immeubles se transforment souvent en véritables accumulateurs de chaleur. Dans ce contexte, végétaliser les façades n’est plus seulement une question d’esthétique, mais une solution concrète pour l’environnement et le confort thermique.
Le « climatiseur » du piéton : refroidir la rue
L’un des bénéfices les plus immédiats de la végétalisation est la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Les murs en pierre ou en béton peuvent monter à plus de 50°C sous un soleil de plomb, rayonnant ensuite cette chaleur vers les passants.
L’évapotranspiration : les plantes transpirent de l’eau, ce qui rafraîchit naturellement l’air environnant. En couvrant le béton, elles empêchent la façade de chauffer.
Résultat : la température ressentie au niveau du trottoir peut baisser de plusieurs degrés, rendant la ville bien plus respirable pour les piétons.
Une surcouche d’isolation pour l’immeuble
Pour l’intérieur du bâtiment, le gain dépend de la structure installée. La végétalisation crée une double peau protectrice.
Le bouclier thermique : en été, les plantes interceptent les rayons du soleil avant qu’ils ne touchent le mur. En hiver, elles créent une couche d’air tampon qui limite les déperditions de chaleur.
L’isolation thermique : souvent, l’installation d’un mur végétal s’accompagne de la pose d’isolants spécifiques entre la structure de soutien et la façade. Cette surcouche améliore l’inertie globale de l’immeuble, protégeant les habitants aussi bien du chaud que du froid.
Un impact positif sur le climat global
Au-delà des économies d’énergie réalisées par la baisse de l’usage de la climatisation, les murs végétaux agissent sur plusieurs fronts climatiques :
Stockage de carbone : même à petite échelle, les plantes captent du CO2 pour leur croissance.
Régulation des eaux : ces murs retiennent une partie des eaux de pluie, évitant la saturation des égouts lors des orages violents.
Les points de vigilance
Tout n’est pas « vert » sans effort. Un mur végétalisé demande un entretien régulier et, selon les systèmes, un apport en eau maîtrisé.
Conclusion : une solution d’avenir pour nos villes
Végétaliser les murs est une stratégie gagnante : elle protège le bâtiment par une isolation thermique renforcée et soigne le climat urbain en refroidissant l’air pour tous. C’est un investissement qui transforme nos immeubles passifs en agents actifs de la lutte contre le réchauffement climatique.
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Source:
www.franceinfo.fr




