Tout y est : l’abandon de sa fille en France ; une vie de voleuse internationale aux côtés d’un premier mari séduit par les idéologies nauséabondes des années trente ; leur parcours compromettant et chaotique au cours de la Seconde Guerre mondiale ; la tragédie juive ; le désespoir de l’après-guerre ; un second mari…
Puis, enfin, la lumière des retrouvailles avec sa fille au milieu des années cinquante. L’auteur tente de raconter cette vie aux conséquences intimes révélatrices, de s’immiscer au sein de la « crypte intérieure », cette « épaisseur de la nuit », pour reprendre le vers de Robert Desnos, liée à celle de son arrière-grand-mère.
Ce livre est une quête de sens : « Babichka, souviens-toi », « La Brûlure de l’entre-deux ». Cette brûlure, c’est celle de l’état de son arrière-grand-mère, de sa fille, et parfois du sien, hanté par la douloureuse question du pardon.
Le récit s’accompagne de photos-documents qui ne sont pas de simples illustrations, mais visent à approfondir la lecture par une « pensée du regard ». La structure fragmentée se veut à l’image d’un passé morcelé, où les éclats sombres de la Grande Histoire résonnent avec l’espace-temps de la tragédie.
Les éditions L’incertain vous proposent un extrait en avant-première :
Né en 1975 à La Châtre, Nicolas Bridon grandit dans le Berry avant de s’installer à Tours où il obtient une licence d’histoire. Au début des années 2000, fasciné par les luttes indigènes et la résistance zapatiste, il voyage en Amérique centrale et Amérique du Sud avant de s’installer aux Etats-Unis où il réside depuis 2008. Parution le 23 avril 2026.
Par Clément SolymContact : cs@actualitte.com
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