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Un micro-organisme vital pour l’air que nous respirons vacille avec le réchauffement des océans

Les cyanobactéries sont parfois perçues comme dangereuses, notamment en cas d’ingestion. Pourtant, dans les océans, elles sont vitales. C’est le cas du genre Prochlorococcus, qui regroupe les plus petites et les plus abondantes cyanobactéries sur Terre. À elles seules, elles produiraient près de 20 % de l’oxygène disponible sur la planète.

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Ces micro-organismes peuplent la zone euphotique des océans, entre 40° de latitude nord et sud, là où la lumière permet la photosynthèse. Leur densité peut atteindre jusqu’à 100 000 cellules par millilitre.

Longtemps ignorée en raison de sa taille minuscule (entre 0,2 et 2 micromètres) l’unique espèce du genre, Prochlorococcus marinus, appartient au picoplancton, une fraction essentielle mais discrète du vivant marin.


Cyanobactérie Prochlorococcus marinus, micro-organisme océanique produisant près de 20 % de l’oxygène terrestre et menacé par le réchauffement. © Chisholm Lab, Wikipedia

Un déclin lié à la hausse des températures

Contrairement aux hypothèses initiales, le réchauffement climatique ne favoriserait pas leur expansion. Une étude publiée le 8 avril 2026 dans Nature Microbiology, menée par l’école d’océanographie de l’Université d’État de Washington à Seattle, aux États-Unis, montre que leur concentration diminue lorsque la température de l’eau dépasse 28 °C. Ces résultats reposent sur des données collectées entre 2010 et 2023 dans le Pacifique tropical et subtropical.

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Les modélisations associées aux scénarios climatiques RCP 4.5 et RCP 8.5 prévoient ainsi une baisse de la productivité de Prochlorococcus marinus de 17 % à 51 % d’ici 2100.

Une perspective inquiétante, même si les chercheurs restent prudents : certaines souches plus résistantes à la chaleur pourraient exister dans des zones encore peu explorées.


Source:

www.futura-sciences.com

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