Une étudiante a porté plainte pour menaces de morts. L’une des cinq autres jeunes femmes identifiées par les enquêteurs dit avoir subi « des actes sexuels sous la contrainte », indique le parquet de Toulon. Selon les informations d’ICI Breizh Izel, le suspect est le maire de Tréogan (Côtes-d’Armor).
Publié le 30/04/2026 21:47
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Un maire des Côtes-d’Armor, soupçonné d’avoir dirigé un groupe sectaire, a été placé en détention provisoire mardi 28 avril par le parquet de Saint-Brieuc, a appris l’Agence Radio France jeudi 30 avril auprès du parquet de Toulon. Selon les informations d’ICI Breizh Izel, il s’agit du maire de Tréogan, à la lisière du Morbihan et du Finistère. Il doit être présenté devant le magistrat instructeur de Toulon dans les prochains jours, selon le parquet de Toulon.
Une information judiciaire a été ouverte en décembre. L’affaire remonte à octobre 2022, après la plainte d’une étudiante de 21 ans contre un homme alors âgé de 24 ans. Celle-ci affirmait « qu’il la menaçait de mort si elle quittait le groupe de discussions qu’il avait créé sur un réseau social se présentant comme spécialisé dans la rencontre de personnes à haut potentiel intellectuel », précise le parquet de Toulon.
Le mis en cause résidant alors dans le secteur d’Hyères (Var), la procédure a été communiquée au parquet de Toulon. Ce dernier a saisi la section de recherches de la gendarmerie nationale de Marseille pour poursuivre les investigations des chefs de menaces de mort et abus de faiblesse par le dirigeant « d’un groupement poursuivant des activités créant, maintenant, ou exploitant la sujétion psychologique des participants », c’est-à-dire d’un groupe à caractère sectaire.
Les enquêteurs ont identifié cinq autres jeunes femmes résidant à différents endroits et susceptibles d’avoir été victimes du même homme, dont l’une était âgée de 17 ans à l’époque des faits. Deux d’entre elles ont refusé de déposer plainte, estimant n’avoir été victime d’aucune infraction.
« Outre un contrôle très intrusif dans la vie personnelle et intime de ces jeunes femmes, des contributions financières auraient été mises en place, allant de quelques centaines d’euros pour certaines, et jusqu’à près de 30 000 euros déboursés pour l’une d’elles », détaille le parquet de Toulon. Toujours selon le procureur, « l’une de ces femmes affirmait avoir vécu des violences psychologiques et avoir subi des actes sexuels sous la contrainte. »
Source:
www.franceinfo.fr





