Le cadre était symbolique. Une ville portuaire des Caraïbes exportatrice de charbon avec, au large, des navires chargés de ce combustible le plus polluant, accueillait la première conférence internationale consacrée à la sortie des énergies fossiles. A l’issue du sommet, mercredi 29 avril, les 57 pays réunis à Santa Marta (Colombie) ont esquissé des pistes pour tourner la page du charbon, du pétrole et du gaz. Un message politique fort, en pleine crise énergétique causée par la guerre au Moyen-Orient.
Cet événement, organisé par la Colombie et les Pays-Bas, visait à aborder sans tabou cet enjeu essentiel de la lutte contre la crise climatique. Car si les énergies fossiles sont responsables de la grande majorité des émissions de gaz à effet de serre, elles ne sont que peu abordées lors des conférences annuelles sur le climat, souvent paralysées par la règle du consensus et le lobbying industriel. En novembre 2025, la COP30 avait échoué à adopter une feuille de route en la matière.
A Santa Marta, les pays participants, dont des producteurs d’énergie fossile comme le Brésil, le Canada, la Norvège ou le Nigeria, mais aussi l’Union européenne ou Singapour, ont alors voulu tracer une autre voie. En pesant pour 30 % de la consommation mondiale de pétrole et 30 % du produit intérieur brut (PIB) planétaire, ces Etats représentent « une puissance collective indéniable », a estimé Irene Vélez Torres, la ministre de l’environnement colombienne. Les principaux émetteurs – Chine, Etats-Unis, Inde ou Russie – n’avaient pas été invités.
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Source:
www.lemonde.fr





