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AccueilOpinion« Trump contre l’Europe » : le plaidoyer d’Aurore Lalucq pour une Europe « au combat »

« Trump contre l’Europe » : le plaidoyer d’Aurore Lalucq pour une Europe « au combat »

Dans Trump contre l’Europe, paru aux éditions Les Petits Matins (136 pages, 14 euros), l’eurodéputée (Place publique) Aurore Lalucq appelle les Européens au « combat » face aux « attaques venues de l’extérieur », de Moscou à Pékin, en passant par Washington, et à « leurs relais » d’extrême droite, en progression partout sur le Vieux Continent, « qui nous fragilisent de l’intérieur ». L’Union européenne, plaide-t-elle dans ce livre court mais d’une grande clarté, « doit devenir le nouveau leader du monde libre ».

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Hautement dépendants des Etats-Unis pour leur défense, pour les services numériques et de paiement ou encore pour l’énergie, les Vingt-Sept semblent paralysés par leurs vulnérabilités. Confrontés aux menaces de Donald Trump – abandon de l’Ukraine, guerre commerciale, invasion du Groenland… –, ils alternent les phases de déni et les phases de prise de conscience pour, à chaque fois, se rendormir. « On a l’impression d’être face à une Union de narcoleptiques qui se réveillent à cause du choc mais se rendorment tout aussi vite », cingle Aurore Lalucq.

Dans ce contexte, à chaque agression du président américain, « on a l’impression de voir Bambi qui découvre la neige », poursuit-elle. Avant d’ajouter : « Si nous sommes aujourd’hui dans le viseur des Etats-Unis, c’est parce que nous sommes forts, par notre marché et notre économie mais aussi par notre modèle démocratique, notre respect de l’Etat de droit, notre protection sociale. »

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A une époque où la construction communautaire est souvent prise pour cible, Aurore Lalucq rappelle qu’elle est la meilleure assurance-vie du Vieux Continent. « Sans cette force de frappe commune, sans notre monnaie, sans notre banque centrale imperturbable, nous serions balayés », écrit-elle.

Préférence européenne ciblée

Il est donc urgent, juge l’eurodéputée, de passer en mode « économie de guerre », afin de « nous donner les moyens de notre autonomie ». Dans les secteurs stratégiques – défense, numérique, santé, énergie, intelligence artificielle… –, l’Europe doit « planifier la production », c’est-à-dire « donner une direction, créer un environnement » propice à l’investissement. Pour cela, elle préconise le recours à une préférence européenne ciblée, à une commande publique qui fasse levier et à une utilisation plus efficace des outils de défense commerciale dont disposent les Européens.

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Source:

www.lemonde.fr

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