- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilPolitiqueTrois semaines après sa réélection au Havre, Edouard Philippe à petite vitesse...

Trois semaines après sa réélection au Havre, Edouard Philippe à petite vitesse vers la présidentielle 2027

Edouard Philippe va-t-il accélérer sur le chemin qui mène à la présidentielle ? Réélu maire du Havre, l’ancien Premier ministre donne pour l’instant le sentiment de ne pas profiter du moment.


Publié le 11/04/2026 08:48

Temps de lecture : 2min

Edouard Philippe, président du parti Horizons, arrive pour une réunion à Matignon le 2 septembre 2025 (THOMAS SAMSON / AFP)

Edouard Philippe aurait dû tenir ce week-end un grand meeting à Paris, avec à la clé de belles photos, des sourires. C’était conçu pour constituer une démonstration de force, pour se rassurer et surfer sur la vague de sa réélection au Havre. « Edouard en sort renforcé, parce que les sondages avaient laissé planer le doute », savoure un de ses amis, pas peu fier de l’effet loupe qui a renforcé la visibilité et la légitimité de sa victoire.

Mais l’ancien Premier ministre repousse l’échéance, surtout décidé à prendre son temps : finalement, pas de grand meeting parisien ce week-end, « marathon de Paris oblige », lâche un conseiller qui ajoute que « la bande passante des Français pour la politique nous semble faible ». L’argument est un peu facile mais l’entourage d’Edouard Philippe redoute la lassitude des Français, et considère que que rien ne presse. « Si Bruno Retailleau soulevait les foules, si Gabriel Attal marchait sur l’eau, on aurait réfléchi à deux fois », ose un lieutenant. Autrement dit : Edouard Philippe est toujours le mieux placé dans les sondages à droite et au centre en vue de la présidentielle, dans le costume du favori, autant ne pas trop s’exposer, il n’y a que des coups à prendre.

« Tout est une question de rapport au temps », reconnaît bien sûr un ami. Partir trop tôt ou trop tard ? Edouard Philippe voit bien que Gabriel Attal tente de lui mordre les mollets avec la sortie de son livre En homme libre le 23 avril. Le patron de Renaissance se sent pousser des ailes : « Ce serait mieux que ça n’existe pas, mais nous ne pouvons pas l’empêcher », raille un ami du maire du Havre, pour qui le créneau Attal est intenable. « Les Français ne voteront pas une troisième fois pour Emmanuel Macron », jure-t-il, persuadé que les sondages vont faire la différence, qu’ils seront très nets, ce qui revient à tuer dans l’œuf l’idée d’une primaire à droite et au centre pour départager les ambitieux.

Trop complexe à organiser, avec quel périmètre, quels participants, qui peut voter, faut-il payer… Personne n’est de toute façon d’accord sur les modalités d’organisation d’une telle primaire. « Les feux d’artifice se multiplient », reprend un lieutenant, de Bruno Retailleau à David Lisnard en passant par Xavier Bertrand. Edouard Philippe fera un déplacement à Brest, la semaine prochaine, il y aura aussi les premières discussions dans le cadre du fameux comité de liaison, pour mieux coordonner les partis (Horizons, Renaissance, UDI, MoDem). Gabriel Attal et Edouard Philippe se parleront via des intermédiaires. « Le risque, grimace un conseiller, c’est qu’Edouard devienne un candidat parmi d’autres ».


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img