Publié le 11/04/2026 22:14
Mis à jour le 11/04/2026 22:51
Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min
Né à Lyon et devenu incontournable dans la restauration rapide, le tacos à la française séduit massivement les jeunes avec ses recettes ultra-personnalisées et très riches. Entre succès fulgurant, stratégie de marge millimétrée et enjeux nutritionnels, ce sandwich est devenu un phénomène social autant qu’alimentaire.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un tacos à la française. Dans une grande galette de blé, beaucoup, beaucoup d’ingrédients. Un client détail : « Dans mon tacos, donc, il y a du fromage, du poulet. Il y a des frites qui sont intégrées, qui sont à l’intérieur aussi. C’est pour changer des fast-foods burger, entre guillemets. Avec le tacos, c’est une bonne alternative. C’est tout aussi rapide. »
Viande, sauce et frites. Des sandwiches 100 % personnalisés. Certains osent des mélanges inattendus. « Quand je choisis des viandes, je prends toujours kebab et cordon-bleu. Bon, là, je sors du travail, donc j’ai un peu faim deux viande, ça va suffire. » Mathéo Louis en mange tous les mois. Il a payé 12,40 euros le menu.
Dans le restaurant toulousain, jusqu’à 550 tacos français sont vendus chaque jour. Si la recette a l’air simple, détrompez-vous. Rien n’est laissé au hasard sur la quantité. Chaque ingrédient est précisément mesuré. Frédéric de Martelaere, directeur des opérations de New School Tacos nous explique : « vous prenez une louche qui est souvent une louche légèrement supérieure aux louches rases. Vous posez et c’est placé. On est des épiciers. On va vraiment chercher le centime, le gramme pour pouvoir justement bien tenir nos marges. » Dans chaque produit, 20 % de frites, 20 % de sauces, et la viande représente 30 %. Les 30 % restants sont les extras et la galette.
Le tacos a ses adeptes et parfois, ça dérape, comme en octobre dernier. Une giga promo chez l’un des leaders crée des rassemblements d’ados incontrôlables, car les jeunes sont leur cœur de cible. La preuve, nous avons pris, pour exemple, Lyon, ville où serait né le tacos français. Sur une carte, nous avons localisé 20 restaurants des deux principales chaînes. En moyenne, selon nos calculs, ils sont situés à 613 mètres d’un collège ou d’un lycée, soit environ 8 minutes à pied.
Une popularité amplifiée par les réseaux sociaux. Et certains repoussent les limites avec des tacos toujours plus gros. Un produit très calorique dont il ne faut pas abuser. Mais est-il possible de le rendre un peu plus sain ? Nous avons montré les différents ingrédients à Alexandra Retion, nutritionniste. Pour la viande, son conseil : « J’irais plutôt soit du bœuf haché, soit du poulet. Et j’éviterais en fait tout ce qui est pané, tout ce qui est frit, tout ce qui contient du fromage, beaucoup de graisse. » Et surtout, si possible, opter pour des légumes : « Des tomates, des champignons et des poivrons. Ça rajoute des fibres, ça rajoute des vitamines, ça rajoute certains minéraux. C’est surtout que c’est intéressant en termes de satiété » précise la nutritionniste.
Peu importe la recette, les ventes de tacos français ont augmenté de 21 % en un an, la plus forte progression de toutes les cuisines de restauration rapide.
Source:
www.franceinfo.fr




