Philippe Lacheau (“Babysitting”) revient avec une nouvelle comédie qui, à défaut d’être héroïque, se veut divertissante. Mais les gags et les références aux productions Marvel enrobent un film surtout vide et prévisible.
Hélas

Philippe Lacheau a le rôle de Cédric, un super loser français dans « Super-héros malgré lui ». Julien Panié – BAF Prod – CinéFrance
Publié le 06 septembre 2022 à 17h23
Mis à jour le 11 septembre 2024 à 11h15
Après s’être grimé en Nicky Larson ou en startuper menteur dans Alibi.com, Philippe Lacheau, toujours avec sa « Bande à Fifi », s’empare d’un super loser Français. Cédric (Lacheau), un acteur qui galère, a pour seul fait d’armes d’avoir tourné dans une publicité pour des préservatifs de petite taille. Il enchaîne les castings sans succès quand, grâce à un coup de main du destin, il se retrouve en tête d’affiche du film Badman. À lui la gloire et la célébrité ? Pas si vite… Après un accident de voiture dans la badmobile, Cédric se prend pour son personnage et va se battre pour arracher sa femme et son fils des griffes du Joker.
« Ce n’est pas grâce à ça que tu feras la couv’ de Télérama », lance Adam (Tarek Boudali) à Cédric. On confirme ! Dans la lignée de ses précédents films, la nouvelle comédie de « la Bande à Fifi » est à regarder au millième degré. Sans se prendre au sérieux, Super-héros malgré lui est une superposition de gags, plus ou moins réussis. Truffée de références au MCU (l’univers cinématographique des super-héros Marvel), le film de Philippe Lacheau est-il une simple parodie des Avengers et autre Thor ou une tentative de Marvel à la française ?
Un scénario prévisible
On penche plutôt pour la parodie au petit pied. D’autant que les vraies scènes d’action, domaine dans lequel Philippe Lacheau avait excellé dans Nicky Larson et le parfum de Cupidon, se font remarquer par leur absence (pour ne pas avoir à supporter la comparaison avec le puissant studio américain ?). Passé les blagues, le scénario est prévisible et la réalisation simpliste. Pas grand-chose de super, donc. Dommage, l’idée de “l’anti super-héros” qui galère était prometteuse.
Source:
www.telerama.fr




