La Cour suprême américaine majoritairement conservatrice a ouvert la voie, lundi 6 avril, à l’annulation a posteriori de la condamnation d’un ex-conseiller de Donald Trump, l’idéologue populiste de droite Steve Bannon.
Il s’agit d’une décision essentiellement symbolique puisque Steve Bannon a déjà purgé en 2024 sa peine de quatre mois de prison pour entrave aux pouvoirs d’enquête du Congrès en raison de son refus de coopérer avec l’enquête parlementaire sur l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.
Cette figure de l’extrême droite américaine a saisi la Cour suprême pour obtenir l’annulation de cette condamnation, un recours auquel s’est associée en février l’administration Trump au nom de « l’intérêt de la justice ».
Un départ fracassant
Le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump – devenu la semaine dernière ministre par intérim à la suite du limogeage de Pam Bondi – avait justifié cette démarche par la nécessité, selon lui, de « remédier à l’instrumentalisation du système judiciaire sous la précédente administration » du démocrate Joe Biden.
Dans une brève décision non signée lundi, la Cour suprême fait droit à cette demande, annulant la décision d’appel confirmant la condamnation de Steve Bannon, 72 ans, et renvoyant le dossier au juge de première instance.
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C’est dans les derniers mois de la campagne victorieuse de Donald Trump en 2016 que Steve Bannon a commencé à imprimer sa marque, dénonçant un ordre mondial contrôlé par des élites politiques et financières.
Il l’a suivi à la Maison Blanche en 2017, mais a été forcé de quitter l’exécutif en août de la même année après les violences de Charlottesville en Virginie (est), où avait lieu un rassemblement de militants de la droite radicale. Une jeune femme avait trouvé la mort après qu’un sympathisant néo-nazi eut foncé en voiture dans un groupe de manifestants antiracistes.
Avec AFP
Source:
www.france24.com




