Mardi 14 avril, les parlementaires s’apprêtent à voter une disposition du projet de loi de simplification de la vie économique qui, sous couvert de simplification et de réindustrialisation, remet en cause l’objectif de zéro artificialisation nette. Ce que prévoit cet article 15, qui modifie le code de l’urbanisme, est une fausse simplification : il introduit du désordre là où les élus locaux ont construit, depuis trois ans, de la cohérence.
Simplifier la vie économique est une nécessité. Notre pays a besoin de procédures plus lisibles, de délais plus courts, de décisions plus rapides. Mais la simplification n’a de sens que si elle apporte de la clarté et de l’efficacité. Elle ne peut devenir synonyme d’instabilité normative, ni être un alibi à la dégradation de nos paysages ou au bradage d’un patrimoine national irremplaçable.
Car le foncier est un actif économique essentiel au même titre que l’eau, l’énergie ou les matières premières – et la France artificialise deux fois plus vite que la moyenne de ses voisins. Et contrairement à une idée reçue, près des deux tiers des territoires concernés ne sont pas en tension immobilière.
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Source:
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