VIDÉO – Chaque semaine, nos critiques cinéma commentent un film sorti en salles. Aujourd’hui, le troisième long métrage de Carla Simón, magnifique portrait d’une jeune fille en quête d’identité qui a ébloui nos critiques.
Publié le 11 avril 2026 à 11h00
Révélée en 2017 avec Été 93, récit autobiographique sobre et bouleversant sur une enfant de 6 ans orpheline, la réalisatrice catalane Carla Simón poursuit son œuvre profondément intime avec Roméria, son troisième long métrage, un splendide pèlerinage familial sous le grand vent de la Galice.
Marina a 18 ans, elle débarque pour la première fois sur la côte Atlantique espagnole, en provenance de l’autre bout du pays, des questions plein ses bagages. Officiellement, elle vient chercher un document d’état civil. La paperasse qui lui manque pour obtenir une bourse d’études. Officieusement, il s’agit surtout de rassembler les pièces manquantes d’un puzzle familial aussi complexe que douloureux.
Construit sur une double temporalité, le film nous transporte entre juillet 2024 — quelques jours passés au sein d’une famille paternelle inconnue — et un passé que Marina, cinéaste en herbe et caméra à la main, tente de découvrir. Surgissent alors les années 1980, marquées par les ravages de l’héroïne et du sida, qui ont décimé toute une génération. Reconnue pour son naturalisme, la réalisatrice ouvre son cinéma à l’onirisme, pour faire revivre les fantômes du passé, en l’occurrence ceux de ses parents.
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Source:
www.telerama.fr




