Entre performance physique et comédie musicale, « The Rise » est un spectacle total dont les premières représentations sont données en ce moment à Paris. Pour son metteur en scène, Romain Rachline Borgeaud, le défi principal est que la démesure technique n’écrase ni le texte ni l’émotion.
Publié le 11/04/2026 14:00
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Après le succès de Stories, Romain Rachline Borgeaud voit encore plus grand avec The Rise. Le jeune metteur en scène de 33 ans le confie : « Ce spectacle, j’avais l’intuition qu’il fallait qu’il existe, et je ne voulais pas le faire à moitié. » Et il ressent une forme d’urgence : « C’est pour moi comme si c’était le dernier. Sur mon lit de mort, je ne veux pas avoir de regrets. »
De fait, The Rise n’est pas dans la demi-mesure. Que ce soit pour les interprètes – « Il faut qu’ils dansent, chantent, parfois grimpent, c’est un show total pour eux. » – ou pour le décor et la technique : représentations du monde d’en haut (où règnent ceux qui dirigent) et du monde d’en bas (celui des barbares qui se rebellent). « Le point de départ, explique Romain Rachline Borgeaud, était comme un film de guerre dansée sur scène, cela vient donner une couleur au spectacle. »
Il faut aussi veiller à ce que la performance ne nuise pas à l’émotion. « La machinerie c’est génial, il faut que ce soit magique mais cela doit soutenir un propos, et pas l’inverse. » Romain Rachline Borgeaud reconnaît l’influence d’Hamilton, la comédie musicale qui a utilisé le rap et qui s’est emparée de sujets politiques.
« La comédie musicale ‘Hamilton’ est une source d’inspiration immense pour moi, c’est un point de bascule, il y a un avant et un après. »
Romain Rachline Borgeaudà franceinfo
Pour autant, le metteur en scène précise qu’il ne s’agit pas d’un spectacle politique ou historique. « C’est un spectacle dystopique qui n’a pas de fondement réel. » On est aussi au cœur d’une tragédie familiale, qui induit à la fois l’identification du spectateur et le passage du monde d’en haut au monde d’en bas.
Chaque soir, Romain Rachline Borgeaud voit ce qui peut être amélioré : « Tant que le spectacle n’est pas là où il doit être, des choses vont évoluer. » Il veille, depuis la régie, à tous les détails : « Chaque soir je suis en haleine, parce que le moindre écart est un drame intérieur. » Pour ce metteur en scène perfectionniste, il y a la satisfaction de « ressentir la vague venue des spectateurs depuis le début et on se dit ça marche, les gens reçoivent ce que j’ai envoyé ».
Au Dôme de Paris, en ce moment, les premières représentations de The Rise, avant une grande tournée l’an prochain (à nouveau au Dôme puis dans les Zéniths).
Source:
www.franceinfo.fr




