Le lycéen qui a tué sa professeur, à Saint-Jean-de-Luz en 2023, a été condamné vendredi à 15 ans de réclusion criminelle. Au micro d’ICI Pays Basque, Stéphane Voirin, le compagnon d’Agnès Lassalle espère maintenant « qu’il y aura un message, comme quoi tuer n’est pas jouer ».
Publié le 25/04/2026 11:00
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« Il faut avancer, passer à autre chose », réagit vendredi 24 avril sur ICI Pays Basque Stéphane Voirin, compagnon de la professeure d’espagnol Agnès Lassalle, tuée par un élève à Saint-Jean-de-Luz en 2023, après le verdict de la cour d’assises des mineurs de Pau. Le jeune lycéen, âgé à l’époque de 16 ans, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. « J’espère qu’il y aura un message et que ce message va passer », poursuit Stéphane Voirin, « comme quoi tuer n’est pas jouer ».
Le procès a été « dur », « c’est beaucoup d’émotion », témoigne le compagnon de la professeur tuée, qui veut aussi avoir une pensée pour les proches du jeune homme condamné : « On est tous parents, ça va être très dur pour eux aussi, confie Stéphane Voirin. Et il ne faut surtout pas juger. C’est l’acte d’un crétin. Agnès, elle croyait aux secondes chances. Mais attention, des secondes chances méritées ! Ce n’est pas automatique. »
« Il y aura une seconde chance et j’espère que ce monsieur va la saisir parce qu’il va découvrir la vie. Au moment où Agnès n’avait pas encore vraiment vécu la sienne. »
Stéphane Voirin, compagnon d’Agnès Lassalleà ICI Pays Basque
Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l’espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l’élève de 16 ans à l’époque s’était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d’un couteau de cuisine.
Aux obsèques de sa compagne, Stéphane Voirin avait ému la France entière, esquissant quelques pas de danse en guise d’adieu. « C’est le meilleur message d’amour que je pouvais donner à Agnès. On avait décidé de se marier six jours avant », explique-t-il. Après son geste, il a reçu des milliers de lettres d’anonymes bouleversés par cette danse.
Source:
www.franceinfo.fr





